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Décès de la petite Selvee : un deuxième médecin arrêté

19 juin 2008, 00:00

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Décès de la petite Selvee : un deuxième médecin arrêté

Après l?arrestation d?une doctoresse le 12 juin dernier, une autre interpellation. Il s?agit de celle de la doctoresse Rukaiya Bibi Aubdool, hier, dans le cadre du décès de la petite Selvee Ghengadoo. Affectée à la section des urgences, à l?hôpital du Nord, la doctoresse a soutenu, lors de son interrogatoire par les limiers du Central Criminal Investigation Department, avoir agi de manière professionnelle dans l?exercice de ses fonctions.

Défendue par Me Yousouf Mohamed, elle a été présentée en cour de Pamplemousses hier et a été libérée sous caution.

Les deux doctoresses nient toute implication dans le décès de la petite fille tandis qu?une accusation de faux et d?homicide involontaire pèse sur elles. La police leur reproche en outre de n?avoir pas prodigué les soins appropriés à la petite Selvee Ghengadoo.

Les faits remontent au 10 avril dernier lorsque les parents de Selvee Ghengadoo emmènent la petite fille aux urgences de l?hôpital du Nord. La petite, âgée de 8 ans, souffre de la gorge et a le nez qui coule. Elle est examinée par un médecin qui lui prescrit du paracétamol et la renvoie chez elle. La petite sera de retour à l?hôpital quelques heures plus tard et les médecins tenteront de la réanimer, sous les yeux de ses parents mais la petite Selvee a déjà rendu l?âme.

<B>Suspensions</B>

Du coup, la police reproche aux doctoresses, Rukaiya Bibi Aubdool et à Prishla Oree d?avoir effectué un mauvais diagnostic sur l?enfant et de ne pas lui avoir donné les médicaments appropriés. Selon la police, les deux médecins auraient, de concert, tenté de falsifier la casualty card de la petite fille. Pour ce faire, elles auraient agi avec l?aide d?une troisième personne, un record officer.

D?autre part, depuis le décès de la petite Selvee, plusieurs suspensions ont eu lieu parmi le personnel médical de l?hôpital du Nord. Une enquête départementale ordonnée par le ministère de la Santé a révélé le mauvais diagnostic concernant la victime dont un mauvais traitement alors que certains documents médicaux auraient été falsifiés.

Le 6 mai, les deux doctoresses avaient été suspendues par le ministère de la Santé. Le 13 mai, un troisième médecin, ainsi qu?un Medical Record Officer, ont été suspendus.

Le jeudi 12 juin dernier, l?affaire a pris une tournure plus importante avec l?arrestation du Dr Prishla Oree. La jeune femme, défendue par Me Sanjay Buckory, a été libérée sous caution quelques heures plus tard.

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