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Déborah Baillache promise à un bel avenir
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Déborah Baillache promise à un bel avenir
Elle n?est peut-être pas aussi populaire qu?Amrita Sawaram, Karen Foo Kune ou encore Shama Aboobakar, mais elle fait partie de la jeune génération avec qui Maurice devra compter dans les prochaines années. Elle c?est Déborah Baillache. Agée de 18 ans, elle est sans conteste la meilleure joueuse de sa catégorie (juniors). Elle l?a d?ailleurs, prouvé en remportant, le mois dernier, les épreuves du simple dames et double mixte comptant pour le Allsports juniors championships.
Malgré sa consécration dans l?épreuve du simple, Déborah préfère de loin, les doubles. « Le simple est trop exigeant sur le plan physique. Je préfère les épreuves de double car on souffre moins », rigole-t-elle.
Pas plus haute que trois pommes, Déborah a parfaitement raison de se concentrer sur les épreuves de double car elle est dotée de qualité qui ? si elle est exploitée correctement ? pourrait faire d?elle une spécialiste dans ce domaine. Ce qui fait surtout sa force sur le court, ce sont ses coups foudroyants. Avec un peu de volonté, un travail régulier sur le plan physique et technique et un peu d?expérience, Déborah devrait être prête pour les Jeux des îles de l?océan indien de 2007.
Mais son objectif dans l?immédiat reste les championnats d?Afrique juniors qui auront lieu en juillet prochain à Prétoria.
« Avec Anna Laure Sookanah comme partenaire en double dames, je pense qu?on pourrait faire quelque chose. Pour ce qui est du double mixte, je pense que l?entraîneur national (Annirao Dajee) n?a pas encore finalisé les paires puisque je m?entraîne à la fois avec Sahir Edoo et Yoni Llyod. Je crois qu?il est encore à la recherche de la meilleure combinaison dans cette épreuve », nous dit-elle.
Grâce à sa double consécration dans le tournoi juniors Allsports, le mois dernier, Déborah Baillache a décroché son billet pour les internationaux de l?Afrique du Sud qui auront lieu du 3 au 5 juin prochain à Pretoria.
« J?ai appris à travers la presse que j?ai été retenue pour cette compétition. La fédération ne m?a rien dit jusqu?ici. Si tel est vraiment le cas ce serait alors ma première sortie avec la sélection nationale », se réjouit-elle.
Cette compétition devrait donc, lui servir de mise en jambes pour les championnats d?Afrique. Déborah aura également l?occasion de peaufiner sa préparation à travers l?arrivée prochaine d?une équipe française et sud africaine qui serviront de sparing partners aux juniors mauriciens.
Cette étudiante de lower au Couvent de Lorette de Curepipe était loin de s?imaginer un jour que le badminton lui permettra de découvrir d?autres horizons. « J?avais 8 ans quand ma maman (NdlR : Rosemay) m?a emmené pour la première fois, au centre de badminton. Je ne voulais pas m?y rendre. Et je me souviens d?avoir même pleuré à chaudes larmes en arrivant au gymnase mais en vain. Le badminton ne m?intéressait pas. Je voulais faire partie du scoutisme. Et puis je ne connaissais personne dans l?équipe dans laquelle ma maman m?avait inscrite », se souvient-elle.
Déborah Baillache avait fait son apprentissage sous la férule de Saib Vawda, un amoureux du badminton, qui se dévoue beaucoup à la formation des jeunes débutants.
« Je suis resté avec Saib Vawda jusqu?à l?age de 11 ans puis j?ai intégré l?école de badminton de Rose-Hill qui était dirigé par Joseph Sookanah. J?ai ensuite rejoint la sélection juniors. C?est Sylvain Hennequin, qui s?occupait de l?équipe, qui m?a donné l?occasion de m?exprimer dans les épreuves de double également. Il y a eu par la suite Annirao Dajee avec qui je m?entraîne toujours d?ailleurs », dit celle qui a eu l?occasion de disputer les championnats d?Afrique juniors qui avaient eu lieu en 2003 en Egypte.
Devenue acro du badminton, Déborah Baillache doit son succès, en partie du moins, à sa maman, Rosemay. « Je suis heureuse de pourvoir faire la fièreté de ma famille », conclut la jeune fille.
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