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Déçus par la Commission des droits de l?homme
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Déçus par la Commission des droits de l?homme
Durement éprouvés par tous les évènements que nous vivons depuis la disparition tragique de notre cousine et nièce, Anhi Ittoo en 2002, nous n?avons cessé de clamer qu?elle avait été assassinée. Nous voulons à tout prix que la police fasse l?enquête dans cette affaire pour déterminer les auteurs de ces actes criminels mais pas de la façon dont il a été question le 28 mars 2006. L?enquête menée par la Major Crime Investigation Team (MCIT) n?est qu?une farce où les droits humains essentiels n?ont pas été respectés. Nous n?avons plus confiance en l?enquête menée par la MCIT de par la façon dont nous avons été traités.
Nous avons logé une plainte à la Commission des Droits de l?homme contre la MCIT menée par le SP Raddhoa le 4 avril 2006. Dans notre plainte, nous demandions aussi que la Commission intervienne afin d?ordonner que la MCIT suspende toute enquête dans l?affaire de Bassin-Blanc et qu?une autre unité de la police soit nommée pour continuer l?enquête, cela dans le respect des lois en vigueur à Maurice, un Etat de droit. Cela étant donné qu?il fallait faire une enquête au plus vite pour déterminer qui sont les responsables de ces actes de violence perpétrés sur notre personne. Par souci de transparence et d?équité, aussi, dans la mesure où nous pensions qu?il y avait une forte probabilité qu?il y ait manipulation des éléments clés de l?enquête permettant de déterminer leur véritable identité, et surtout étant donné que nous avions été arrêtés dans le cadre de l?enquête de Bassin- Blanc.
Nous avions même demandé une injonction du juge en chambre le 5 avril 2006 pour demander, entre autres, un ordre empêchant la MCIT de continuer à s?occuper de cette enquête parce que cela nous avait causé préjudice et continue à le faire. Le juge en chambre ayant refusé de nous donner cet ordre, nous nous sommes vus contraints d?adresser une nouvelle requête à la Commission vu l?urgence de la situation. Chose faite le 6 avril. Cependant, la Commission nous écrit le 7 avril 2006 pour dire que la police a donné l?assurance qu?elle ne compte pas nous interroger dans le sillage de cette affaire, chose qui ne nous rassure en aucun cas.
Nous apprenons aussi que notre affaire ne pourra être entendue que dans deux semaines : le Chairman étant en mission depuis le 7 avril 2006, l?Acting Chairman, Me Namdarkhan, n?a pas de quorum pour écouter cette affaire. C?est une chose que nous digérons très mal d?autant plus que ce n?est pas de notre faute et que ce n?est pas normal que les affaires traînent jusqu?à l?arrivée de l?ex-juge Seetulsingh. C?est une aberration qu?une institution aussi importante de notre démocratie se retrouve impuissante à agir face au non-respect flagrant de nos droits fondamentaux.
Depuis, nous vivons dans une peur constante de violence de la part des membres de la MCIT, cela en raison de la manière de faire de ces ?policiers?. Nous n?avons pas chômé et nous avons protesté par le truchement de notre avocate auprès de la Commission, d?Amnesty International, du commissaire de police, du ministre de la Justice, du Premier ministre sur la question.
?Le SP Raddhoa est aussi un témoin?</B>
Cependant, au lieu de remédier au plus vite à cet état des choses, la Commission a agi d?une manière qui laisse à désirer, ne réalisant sans doute pas l?urgence et la gravité de la situation.
Une rencontre prévue le lundi 10 avril 2006 à midi à la Commission a été annulée à la dernière minute, et cela, lorsque nous avons téléphoné pour avoir confirmation de ladite réunion. Or, on nous a répondu que le Chairman n?était pas libre et devait prendre connaissance des dernières correspondances que l?on venait d?adresser à la Human Rights Commission. Depuis, aucune nouvelle de la Commission ! A une autre correspondance adressée à la Commission le 13 avril 2006 lui demandant davantage de célérité dans la considération de notre plainte car le SP Raddhoa est aussi un témoin dans l?enquête judiciaire qui aura lieu le 2 mai en cour de Souillac, la Commission s?est contentée de nous référer à sa précédente lettre du 7 avril.
Nous nous voyons contraints d?attirer l?opinion publique sur la façon cavalière avec laquelle la Commission est en train de traiter notre dossier.
Pourquoi avoir créé une Commission des Droits de l?homme et lui avoir accordé de très larges pouvoirs quand elle est tellement lente ou se refuse d?agir ? sous prétexte d?un manque de quorum ? en gardienne des droits de l?homme.
La lenteur de la Commission favorise la continuation du non-respect de nos droits fondamentaux. A quoi bon puiser des fonds publics pour maintenir des institutions qui ne donnent aucune satisfaction aux contribuables ! L?on se demande s?il fallait y avoir mort d?homme encore une fois pour que la Commission se resaisisse et ordonne une enquête. Entre-temps, le temps passe, la justice s?oublie ainsi que les évènements, des innocents se voient agressés par des ?policiers?
Où êtes-vous donc chère Commission des droits de l?Homme ? Vers qui devons-nous nous tourner ? La Justice ? Quelle Justice?..
Nitesh DAWOOJEE
Merambabye DAWOOJEE
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