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Accident à Pailles

Le couple Tuyau perd son fils unique

16 septembre 2026, 09:00

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Le couple Tuyau perd son fils unique

«Mo ti panse linn gagn zis enn kou.» Catherine Tuyau peine encore à réaliser que son fils unique, Jean Steven Tuyau (photo), 28 ans, ne franchira plus la porte de la maison. Le dimanche 13 septembre, vers 10 h 15, le jeune homme a perdu la vie dans un accident de la route survenu aux abords du pont sir Anerood Jugnauth, à Pailles. Pour ses parents, Catherine Tuyau, 54 ans, et Jean Clifford Tuyau, 57 ans, c’est une douleur immense.

Ce dimanche-là, Jean Steven devait voir un camarade à Port-Louis. Il circulait à moto lorsqu’une collision avec un camion qui roulait dans la même direction s’est produite. Le jeune homme a été grièvement blessé. Son décès a été constaté sur place par le personnel du SAMU. L’autopsie a attribué le décès à des blessures crânio-cérébrales et faciales.

À la maison, à Saint-Pierre, sa mère se souvient encore de ce moment où elle a appris la terrible nouvelle. «Mo’nn gagn nouvel ki mo garson inn blese. Mo’nn pran linz, mo’nn al lopital. Laba mo’nn aprann sa move nouvel-la», raconte Catherine, la voix chargée d’émotion. Elle avait d’abord cru que son fils avait simplement été blessé. «Mo ti panse linn gagn zis enn kou parski mo garson li bien solid. Depi tipti li tonbe, li gagn dimal, li pa gagne nanye.» Mais cette fois, le destin en a décidé autrement.

«Li ti bien gate»

Jean Steven était le fils unique de Catherine et de Jean Clifford. Pour sa maman, il représentait bien plus qu’un enfant. Il était son compagnon de tous les jours, celui avec qui elle partageait les petits moments de la vie. «Li ti bien gate», confie-t-elle. Lorsqu’il avait envie de manger quelque chose, il le lui disait. Lorsqu’il avait besoin de quelque chose, il se tournait vers elle. Une complicité profonde s’était installée entre eux au fil des années. «Seki li bizin li dir mwa, seki li anvi manze li dir», raconte Catherine.

Ces derniers temps, Jean Steven passait davantage de temps à la maison. Il avait travaillé à l’île-aux-Cerfs, mais après la fermeture de la compagnie, il était rentré. Il aimait notamment réparer des téléphones portables. Un travail qui lui plaisait et auquel il consa- crait du temps, tranquillement, à la maison. «Li ti kontan aranz portab. Li pena ler, li mont lao, li ranz portab kase trankil», se souvient sa mère. Pour ses proches, Jean Steven était un jeune homme apprécié. Sa mère raconte qu’il était aimé de tous dans son entourage. Un garçon simple, présent et attachant, dont la disparition laisse un vide immense.

Ce week-end, la famille avait prévu de se retrouver autour d’un moment simple mais précieux. Catherine, son mari et Jean Steven devaient se rendre à Grand-Bassin à moto. Les parents devaient être sur une moto, tandis que leur fils devait les rejoindre sur la sienne. «Nou dir nou fer Plaine-Champagne tousa. Nou ti pou pas enn bon moman», raconte Catherine. Un projet familial qui n’aura finalement pas lieu. À la place des retrouvailles, ce sont les souvenirs et les larmes qui occupent désormais la maison. «Mo ti malad grav. Mo ti fer enn gran loperasion. Bondie pann pran mwa, inn pran mo garson», confie Catherine, qui peine à accepter la perte de son fils unique.

Pour Catherine, Jean Steven restera ce fils unique qu’elle a tant aimé, celui qui occupait une place particulière dans son cœur. À Saint-Pierre, ses parents doivent désormais apprendre à vivre avec son absence, alors que les souvenirs de leur fils sont encore bien présents dans chaque coin de la maison.

Le conducteur du camion, âgé de 45 ans, a été soumis à un alcootest qui s’est révélé négatif. La police a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident.

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