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Césarienne attention pour la grossesse suivante
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Césarienne attention pour la grossesse suivante
Si le risque est toutefois globalement faible, cette étude relance surtout le débat autour d?une pratique de plus en plus répandue. Une césarienne, incision chirurgicale qui permet d?extraire le nouveau-né de l?utérus, est programmée lorsque le f?tus est trop gros pour pouvoir naître par les voies naturelles, s?il se présente mal ou encore lorsque des complications surviennent au cours de l?accouchement.
En France, selon une étude publiée en juillet 2000, 17 femmes sur 100 accouchent par césarienne. Une proportion qui ne cesse de croître : le taux de césarienne était de 15,9 % en 1995. Une césarienne peut être programmée à l?avance pour des raisons médicales, afin de protéger le f?tus et la mère. Certaines césariennes sont également décidées sur simple choix de la mère.
Chez les femmes qui mettent au monde leur premier enfant, le taux de césarienne est encore plus important et atteint presque 20 %.
Une césarienne est-elle pour autant sans risque ? Les obstétriciens savent bien aujourd?hui qu?une femme ayant eu une césarienne a plus de risque de certaines complications lors de la grossesse suivante. Une mauvaise position du placenta est très fréquente et peut à terme rendre impossible l?accouchement par les voies naturelles.
Moyen efficace contre la mortalité
En effet, deux femmes sur trois qui ont mis au monde leur premier bébé par césarienne accoucheront à nouveau par césarienne pour leur second enfant.
L?équipe du Dr Gordon Smith (Université de Cambridge,) qui a analysé les registres de naissance écossais entre 1980 et 1998 montre qu?une césarienne est également liée à une mortalité inexpliquée plus importante à la naissance suivante.
Selon les résultats de cette étude, une femme qui a accouché par césarienne a deux fois plus de risque de mettre au monde un nourrisson mort-né lors de la grossesse suivante qu?une femme qui a accouché par voie naturelle.
Le risque apparaît à la 34ème semaine de grossesse et reste identique pour les accouchements à terme (39 semaines). Les auteurs concluent que programmer une césarienne chez les femmes ayant déjà subi une première permettrait de réduire la mortalité inexpliquée à la naissance.
La césarienne reste bel et bien un moyen très efficace de prévenir la mortalité du f?tus, en particulier lors des accouchements par le siège qui sont relativement fréquents expliquent les auteurs.
Toutefois précisent-ils, pour les femmes qui envisagent une césarienne sans raison obstétrique particulière, ces résultats méritent d?être pris en considération.
Dans un éditorial publié conjointement par le Lancet, Judith M. Lumley, (Centre for the Study of Mothers' and Children's Health, Australie) invite les maternités et hôpitaux où les césariennes pour un premier accouchement sont particulièrement nombreuses, à réfléchir aux moyens de diminuer cette pratique.
Les nombreuses répercussions d?une césarienne montrent combien une intervention chirurgicale apparemment sans aucun danger peut avoir des conséquences physiologiques complexes.
conseils pratiques
Troubles de l?érection ? Attention à? l?infarctus
Les troubles de l?érection signaleraient un risque accru d?infarctus. Les résultats d?une étude menée sur 2 000 hommes entre 1979 et 1998, ont été présentés récemment à la conférence annuelle de l?Association Américaine du Coeur qui s?est tenue à Orlando en Floride du 9 au 12 novembre.
Les hommes qui souffrent de troubles de l?érection ont trois plus de risque d?avoir une crise cardiaque. Les participants, âgés de 40 à 79 ans, ont rempli des questionnaires tous les deux ans. Ceux qui ont eu un infarctus entre 1979 et 1995 avaient 3,5 fois plus de troubles de l?érection que ceux qui n?ont pas eu de crise cardiaque pendant cette période.
Le Dr Steven Jacobsen (Mayo Clinic, Rochester, Minnesota) explique que les troubles de l?érection peuvent être considérés comme un signe précoce de troubles cardiovasculaires qu?il vaut mieux prendre en compte pour intervenir rapidement.
Depuis de nombreuses années, les médecins lient les troubles vasculaires, comme la présence d?athérome, une plaque fibreuse qui gêne la circulation artérielle, et les troubles de la fonction érectile. Toutefois, l?auteur de l?étude précise que le mécanisme physique qui associe précisément les deux phénomènes n?est pas clairement élucidé.
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