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Cérémonie d’adieux de Tony Blair devant les travaillistes

28 septembre 2006, 00:00

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Mettant en avant “la plus longue période de croissance économique dans l’histoire britannique”, le Premier ministre britannique Tony Blair a commencé avec humour et aisance sa dernière allocution, devant le congrès annuel du Labour, en tant que président du parti, le 26 septembre.

Le seul héritage que le Premier ministre souhaite laisser derrière lui est une “quatrième victoire électorale” pour le Labour. “Il est juste que ceci soit mon dernier congrès en tant que dirigeant du parti”, a-t-il estimé, ajoutant qu“on ne peut pas rester éternellement en fonction”. “Bien sûr que ce sera difficile de s’en aller”, a-t-il dit, la voix cassée. “Mais ce sera juste, pour le pays, pour vous, pour le parti”.

Interrompu plus de cinquante fois par des applaudissements, le Premier ministre a cherché à galvaniser des travaillistes dont les divisions profitent au parti conservateur.

Après avoir défendu le bilan de ses dix ans au pouvoir, y compris sa politique étrangère controversée, Tony Blair a donné aux travaillistes toute une série de “conseils” pour qu’ils restent au pouvoir pour un quatrième mandat. “Le danger serait de ne pas comprendre que le Nouveau Labour de 2007 ne sera pas celui de 1997.” “Soyez fiers de votre bilan, leur a-t-il dit. Ignorez les sondages.”

Tony Blair a rendu hommage à Gordon Brown, son successeur pressenti, le présentant comme “un homme remarquable”. “Je sais que le Nouveau Labour n’aurait jamais vu le jour, je sais que nous n’aurions jamais remporté trois victoires électorales sans Gordon Brown”, a-t-il souligné, se gardant toutefois de lui apporter un soutien clair pour sa succession. Il n’a pas davantage précisé quand exactement il entendait quitter la tête du parti et le 10, Downing Street.

“Je sais que le Nouveau Labour n’aurait jamais vu le jour, je sais
que nous n’aurions jamais remporté trois victoires électorales sans Gordon Brown.”</I>

M. Blair avait adressé ses remerciements personnels au début de son discours à sa famille, au peuple britannique, à son vice-Premier ministre, John Prescott, aux militants du parti, mais n’avait alors rien dit de Gordon Brown si ce n’est le qualifier indirectement de “brave type” dans un trait d’humour. Ainsi, évoquant son épouse Cherie – dont l’inimitié à l’encontre de M. Brown est connue et l’a conduite à commettre plusieurs gaffes – M. Blair a déclaré : “Au moins, je n’ai pas à m’inquiéter de la voir filer avec le brave type de la maison voisine”. Le successeur probable de Tony Blair réside en effet au 11, Downing Street, la maison voisine de celle des premiers ministres britanniques.

Défendant son bilan sur le terrain de la politique étrangère, le premier ministre a estimé que le terrorisme “n’est pas de notre faute” ni “la conséquence de notre politique étrangère”. “Nous ne gagnerons pas [contre le terrorisme] si nous capitulons face à la propagande de l’ennemi qui veut que nous soyons (...) les responsables”. “Ce n’est pas notre guerre contre l’islam”, a-t-il repris, ajoutant que le terrorisme “est une guerre menée par des extrémistes qui ont perverti la vraie foi de l’islam.”

Le dirigeant britannique a avoué que “ce n’est pas toujours facile d’être le plus proche allié des Etats-Unis”. Il a ajouté qu’une forte implication dans l’Union européenne était également délicate. “Pour l’instant, beaucoup ne voient que le coût de ces alliances. Mais si nous nous retirions de nos accords, le prix à payer en termes de perte de pouvoir, poids et influence serait encore plus grand,” a-t-il déclaré.

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