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Curkovic, un ancien Vert sur la route de l?OM
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Curkovic, un ancien Vert sur la route de l?OM
Son nom reste intimement lié à l?épopée du grand Saint-Etienne des années 70, mais l?époque des poteaux carrés est désormais révolue et c?est comme président du Partizan Belgrade qu?Ivan Curkovic retrouvera Marseille, aujourd?hui, lors de la 2e journée de la Ligue des champions de football.
?De mon temps, les vedettes françaises étaient nombreuses à l?OM, alors que l?équipe est aujourd?hui majoritairement composée d?étrangers?, dit Curkovic, ancien gardien légendaire des Verts de Roger Rocher, avec un sourire. ?Mais ce qui n?a pas changé, c?est l?ambiance du Vélodrome et l?enthousiasme acharné des supporters marseillais !?
À 59 ans, 27 ans après la finale de C1 perdue par Saint-Etienne contre le Bayern Munich (1-0) en 1976, Curkovic a troqué depuis longtemps ses gants de gardien pour le costume cravate. Mais c?était un patron dans sa surface et, logiquement, il l?est resté hors des terrains. En effet, en plus d?être le président du Partizan, il est également vice-président de la Fédération de Serbie et Monténégro.
?Nous n?avons pas de quoi être particulièrement fiers du niveau actuel du football serbo-monténégrin, admet-il. Mais dans un contexte difficile, le Partizan est le club qui s?en est le mieux tiré : il a gagné dix titres nationaux (depuis l?éclatement de l?ex-Yougoslavie), s?est doté de belles infrastructures et a fourni de nombreux joueurs à la sélection.?
?Le succès du club, et notamment la qualification en C1, récompense un travail sur la durée, poursuit Curkovic. Il y a trois ans, nous avons décidé de conserver une équipe de base alors qu?auparavant, le onze type changeait à chaque début de saison. Et cela se voit aujourd?hui en termes de jeu et de maturité, même si nous manquons encore de régularité.?
Autre facteur de réussite : l?arrivée comme entraîneur en décembre 2002 de l?Allemand Lothar Matthaeus, légende du football international, sur lequel Curkovic ne tarit pas d?éloges : ?C?est un guerrier, il a du caractère et de l?autorité mais reste proche des joueurs. À son arrivée, personne ne parlait de la qualification en C1. C?est lui qui en a fait un objectif.?
?Il a amené un nouvel état d?esprit et donné confiance aux joueurs. D?ailleurs, le Partizan est beaucoup plus fort qu?avant son arrivée alors que l?équipe est presque la même?, explique-t-il.
En effet, alors que le Partizan, leader de son Championnat, est a priori l?équipe la plus faible du groupe F, il a obtenu un bon nul à domicile contre le FC Porto lors de la première journée (1-1), après s?être qualifié en éliminant Newcastle au tour préliminaire.
?Notre groupe comprend le FC Porto, le Real Madrid, le meilleur club du monde, et Marseille, très connu chez nous depuis la finale de C1 perdue contre
l?Étoile Rouge de Belgrade (en 1991) et, surtout, depuis le passage dans ses rangs de notre plus grande star, Josip Skoblar, explique posément Curkovic. C?est donc sans état d?âme que nous acceptons le statut d?outsider. Mais le Partizan ne part jamais battu d?avance. Je suis sûr que nous pouvons aller encore plus loin.?
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