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Corps parapublics : cette réforme qui tarde
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Corps parapublics : cette réforme qui tarde
«Nous ne pouvons continuer à déverser l?argent des contribuables dans des corps parapublics qui opèrent de manière inefficace. » Le message de Rama Sithanen dans son dernier budget semblait être clair. Avec l?annonce de la fermeture de la Deve-lopment Works Corporation (DWC) et du garage de la police dans son dernier discours, on aurait pu croire que les jours des corps parapublics inefficients étaient comptés. Il n?en a rien été?
Alors que l?essentiel du staff de la DWC devait être redéployé vers le privé, plus de 70 % des employés ont exigé et obtenu d?être recasés? dans d?autres administrations publiques. Aidés en cela par des ministres ayant complètement, et volontairement, oublié que le gouvernement se doit de regarder en face la question des corps parapublics qui ont fait leur temps. Le garage de la police n?a, quant à lui, été fermé qu?après d?âpres luttes et autres protestations.
Un an après le dernier budget, l?exercice de restructuration semble être au point mort. Si la réforme de ces organismes avait été poursuivie, la participation de l?État dans certains secteurs d?activité, notamment dans les casinos à travers la State Investment Corporation, aurait dû être profondément revue. L?État n?a pas pour vocation de gérer des casinos.
Cette évidence semble avoir été ou-bliée. Tout comme la nécessité d?assurer un service de qualité dans certains organismes comme les centres de vérification technique de la National Transport Autho-rity. Aller chercher son certificat de fitness est toujours un parcours du combattant pour les propriétaires de véhicules.
Et le restera encore tant qu?on ne se déci-de pas, finalement, à sous-traiter cette activité avec le concours de centres privés de vérification.
Mais le discours du 15 juin devrait revenir sur le sujet, sans toutefois y accorder une importance démesurée. C?est dommage. Et dire que Rama Sithanen lui-même, dans l?entretien qu?il a accordé à l?express dimanche la semaine dernière affirmait : « Ena krim pe fer dan certain organismes parapublics. On ne réalise pas que c?est la population qui paye pour ces trous sans fond. »
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