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Consécration russe après un triste 11 septembre
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Consécration russe après un triste 11 septembre
Flushing Meadows n?avait jamais vu une Russe en finale. Il y en avait deux ce matin. Le match débutant à 4 heures ce matin opposait en effet Elena Dementieva, tête de série n° 6 et finaliste malheureuse à Roland-Garros, à la jeune Svetlana Kuznetsova (n° 9).
Après la pionnière Anastasia Myskina, à Paris, puis Maria Sharapova à Wimbledon, une troisième Russe était ainsi assurée cette année de remporter le dernier tournoi du Grand Chelem de l?année.
Trois ans après les attentats du 11 septembre, New-York rêvait d?une finale 100% américaine entre Lindsay Davenport (n° 5) et Jennifer Capriati (n° 8), mais les deux joueuses n?ont pas réussi à réaliser cet acte de patriotisme.
L?an dernier, elles étaient tombées déjà en demi-finales sous les balles de deux Belges, Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne. Cette année, elles n?ont pu survivre à l?impitoyable roulette russe.
Davenport, la première, s?est inclinée en trois sets 1-6, 6-2, 6-4, devant Svetlana Kuznetsova. Capriati, ensuite, a été défaite par Elena Dementieva sur le score de 6-0, 2-6, 7-6 (7/5). Pourtant, les deux Américaines sont passées proches.
La grande Lindsay, 28 ans, avait commencé par écraser Svetlana Kuznetsova, en raflant le premier set en 21 minutes. Mais la Russe de 19 ans, qui n?avait jamais été aussi loin dans un tournoi du Grand Chelem, s?est calmée. Surtout, elle a su profiter du fait que Davenport avait peine à courir, souffrant depuis le matin de la hanche gauche.
« Je suis simplement déçue de n?avoir pas eu l?occasion de perdre ou de gagner avec 100 % de mes capacités », a souligné Davenport, qui était jusqu?alors invaincue depuis Wimbledon.
Kuznetsova n?a pas seulement mis fin à la série victorieuse de l?Américaine, elle l?a empêchée de redevenir la reine du circuit. Davenport devait absolument remporter un deuxième trophée à Flushing Meadows pour rattraper son retard au classement sur la Française Amélie Mauresmo, actuellement classée numéro deux.
A 25 ans, Mauresmo succèdera ainsi demain à Justine Henin-Hardenne comme numéro un mondiale.
En demi-finale, hier, la Russe de 22 ans, Dementieva, a commencé par infliger un sévère 6-0 en 17 minutes à Capriati, avant de commettre plusieurs fautes, dont a su tirer avantage Capriati pour revenir une demi-heure plus tard à un set partout.
Les deux joueuses se sont alors lancées dans une bataille digne d?une finale, passant 86 minutes dans la troisième manche à se prendre à tour de rôle leurs services. Dans cette guerre des nerfs, la Russe s?est montrée la plus agressive, récompensée de son audace dans le jeu décisif.
« Je n?aime pas renoncer », a assuré Demienteva. Déjà finaliste à Roland-Garros, la grande blonde avait l?avantage de cette expérience sur sa prochaine adversaire, ce matin. Kuznetsova est peut-être la moins connue du bataillon russe, mais pas la moins redoutable. « Je sais que les autres Russes attirent plus l?attention que moi. Si je fais mieux, tout le monde me remarquera », a assuré Kuznetsova.
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