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Consommer Mauricien

17 septembre 2005, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Cela aura pris du temps mais le moment est enfin arrivé où l?on pourra enfin voir les ?uvres du 1er fonds d?aide à la production audiovisuelle. Encore une toute petite semaine à attendre. La persévérance de ces candidats mérite d?être saluée. Ils ont fait preuve d?une détermination et d?une abnégation devant des situations pas toujours facile.

Pourtant à Maurice, en dehors de ce genre d?événement ? sporadique ? pas grand-chose n?est fait pour les aider, si ce n?est rien. Le principal problème étant le financement.

Là encore, si des instituts bancaires leur accordaient des prêts que gagneraient des réalisateurs indépendants de les prendre.

On ne peut pas non plus s?endetter pour faire un film qui pourrait ne jamais être diffusé.

La MBC, seul organe de diffusion télévisuelle actuelle, pourrait cependant allouer une case horaire à la production locale indépendante. Elle le fait actuellement. Il faudrait continuer sur cette bonne lancée. Cela ne devrait pas qu?être temporaire. Nul ne peut dire que cela n?a pas apporté une bouffée d?air frais à la grille de programmation de la MBC.

Le secteur privé pourrait, lui aussi s?y mettre en aidant financièrement les réalisateurs et producteurs indépendants qui présenteraient de solides dossiers. L?initiative renouvelée de Ireland Blyth Ltée par rapport au concours Rêve de stars devrait servir de modèle. Car, à travers cette initiative, c?est la création mauricienne qui est encouragée.

Les salles de cinéma pourraient aussi faire un effort en achetant et en diffusant de courtes fictions mauriciennes avant la projection d?un film étranger. Cela permettrait au Mauricien de consommer du Made in Mauritius. Après les Festivals de Courts Métrages et les fonds d?aides, on ne peut que constater l?intérêt par rapport au cinéma. Il faut encourager et pousser davantage ces artistes de l?image.

Une information diffusée sur Radio One, vendredi, aurait pu avoir de fâcheuses conséquences. Elle a parlé « d?une liste noire de médicaments » qui allaient être retirés du marché français, dont un analgésique très utilisé à Maurice. Cela laissait penser que les autorités françaises avaient décidé de retirer ces produits de la vente. Or, il s?avère que le quotidien Le Parisien avait, dès mardi, publié cette liste en précisant qu?elle émanait de la sécurité sociale française. Celle-ci suggérait que ces médicaments ne soient plus remboursés. Elle proposait à la place de les remplacer par des génériques, moins coûteux.

Cette décision était avant tout d?ordre financier et ne remettait nullement en question l?efficacité des médicaments concernés. L?information aurait été plus utile à l?auditeur mauricien si le journaliste concerne avait été plus pointilleuse sur la manière de dispenser cette information, qui, finalement ne nous concerne pas.

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