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Consommation : fin d?année prudente pour les cadres

30 octobre 2007, 00:00

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Les classes socioprofessionnelles, dites aisées, restent près de leurs sous face à la cherté de la vie. Pas de frénésie dans les achats de fin d?année.

Une enquête réalisée par le cabinet PluriConseil auprès du milieu des professionnels indique qu?un peu plus de la moitié des 80 personnes interrogées ne comptent pas augmenter leurs dépenses en produits alimentaires et boissons alcoolisées dans les trois prochains mois. Cela même si les prix restent stables.

Le sondage sur les dépenses des cadres se fait sur une base trimestrielle. L?enquête est menée auprès des salariés (secteurs public et privé) qui touchent entre Rs 30 000 à Rs 100 000. Elle est principalement destinée aux secteurs de la distribution, de l?industrie alimentaire, au commerce des biens d?équipements, aux agences de crédit et aux décideurs politiques.

Malgré la perspective du boni de fin d?année, un cadre sur trois estime que sa situation financière va se détériorer d?ici fin janvier. Les cadres évoluant dans les services financiers et dans les services professionnels résistent mieux à l?augmentation du coût de la vie.

Les cadres achèteront utile. Si les dépenses en produits alimentaires et boissons non alcoolisées seront modérées en décembre (par rapport aux fins d?années précédentes), les achats en biens durables le seront encore plus.

Neuf répondants sur dix affirment qu?ils ne recherchent pas la meilleure qualité des produits ni le prix le plus bas, mais qu?ils portent une attention particulière au rapport qualité-prix.

Cette prudence reflète une tendance généralisée sur l?ensemble de l?année. Les indicateurs de la comptabilité nationale témoignent du ralentissement de la consommation. Les achats des ménages vont croître par 4,4 % en 2007 contre 5,9 % l?année dernière.

Du coup, les crédits subissent un recul. 78 % des cadres (contre 74% lors du dernier sondage) disent qu?ils n?auront pas recours à un crédit pour financer de nouvelles dépenses.

Les consommateurs ne veulent pas s?endetter inutilement. Le montant des encours de crédit a stagné aux alentours de Rs 1,1 milliard en juillet dernier, soit presque le même montant mensuel que pour les cinq premiers mois de l?année.

La consommation est devenue le principal moteur de l?économie. La part de la consommation globale dans le produit intérieur brut (PIB) devient plus importante (85,2 % du PIB en 2007 contre 71,4 % en 1986).

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