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Consommation : ce qui change? ou pas
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Consommation : ce qui change? ou pas
Les fêtes de fins d?année riment avec repas bien arrosés, achat de jouets et des garde-robes et autres meubles. Mais cette année, certaines habitudes d?achat risquent fort d?être chamboulées. Par exemple, les repas seront sans doute arrosés avec moins de whisky.
En effet, que ce soit chez Internatio-nal Distillers Ltd (IDL), principal fournisseur de whisky, Grays & Co. Ltd, son plus proche concurrent, et New Goodwill, réputé pour sa fabrication de rhum blanc, le constat est le même. Les consommateurs de whisky embouteillé à Maurice optent, en guise de substitut, pour les liqueurs et le rhum, ambré ou blanc.
« La vente de Wright & Greigs est en régression », soutient Lénine Aukhajan, Sales Manager chez IDL. La compagnie commercialise également Haig, une marque de whisky embouteillé à Maurice. En revanche, IDL a noté un regain d?intérêt des consommateurs pour ses liqueurs, à savoir Power?s No 1, Passion White Diamond de même que le Green Island White, et le Green Island Super White, considérés comme étant du rhum blanc. « La vente de Green Island progresse », affirme notre interlocuteur.
Chez Grays, on a noté une hausse dans la vente des liqueurs de la marque De Luxe et Seven Seas. « Nous avons noté que la consommation de vin pendant le repas entre peu à peu dans les m?urs », explique Patrick McKay, Sales Manager chez Grays & Co Ltd.
La taxe est la même
Ce changement dans les habitudes de consommation serait dû au fait que la taxe sur une bouteille de whisky embouteillé à Maurice et un produit importé est la même. Consé-quence : le whisky embouteillé localement devient inaccessible à certains consommateurs qui l?ont adopté depuis quelque temps.
Patrick Sam, directeur du supermarché Waï & Co., estime qu?avec l?apport du bonus de fin d?année, le Mauricien va s?offrir ne serait-ce qu?une bouteille de whisky embouteillé localement ou importé.
Même si leur prix paraît élevé aux yeux de certains, Lénine Aukhajan ne pense pas, quant à lui, que les consommateurs de whisky importé vont changer leurs habitudes. Le prix recommandé d?une bouteille de Red Label est de Rs 790. Celui d?une bouteille de Black Label de 700 et de 1 000 ml est de Rs 1 374 et Rs 1 978 respectivement. Le prix recommandé d?une bouteille de Green, Gold et de Blue Label est de Rs 2501, Rs 2 616,25 et Rs 8 648 respectivement. De cette liste, seul celui de Red Label est en promotion.
Côté alimentation, la consommation de poulet pourrait, elle aussi, ne pas subir de modification conséquente, soutient le responsable d?une grande surface. « On ne prévoit pas de gros changement au niveau de la vente du poulet. Ce qui n?est pas le cas pour d?autres produits. Je pense particulièrement aux crevettes. Bon nombre de clients achètent un sachet de crevettes bas de gamme. Le choix est limité. Nous avons constaté un phénomène nouveau dans la classe moyenne. Pas moins de 80 % des produits qu?elle achète sont en promotion. C?est une indication qu?elle supporte mal les effets de l?inflation qui fait baisser son pouvoir d?achat. »
On se frotte les mains
Si dans l?ensemble, les fournisseurs prévoient un changement de comportement négatif des consommateurs pour certains produits alimentaires, chez Courts, on se frotte les mains. « La vente des meubles est en hausse. Nous avons noté une augmentation du nombre de clients qui achètent au comptant. Parmi ces acheteurs, il y a les nouveaux couples, les nouveaux propriétaires et les foyers qui ont décidé de renouveler leurs meubles », indique Sheela Mootoosawmy, manager de Courts à Bell-Village.
Pas de souci pour Michel Chung Fat, de Lotus d?Or, pionnier dans l?importation de jouets sur un éventuel changement d?attitude des consommateurs. « La raison est simple. Nous visons une clientèle qui n?hésitera pas à investir dans un produit de qualité irréprochable, durable, et qui offre une marge de sécurité appréciable. Nous mettons notre réputation et notre crédibilité en jeu. »
À midi hier, 6 235 sapins avaient été vendus par les Services des Bois et Forets, dont 5 050 à des « contracteurs ». Il faut savoir qu?un sapin naturel, acheté directement des Services des Bois et Forets coûte Rs 70, mais qu?il peut ensuite être revendu par des marchands dans la rue, entre Rs 100 et Rs 450. Face à ces prix quelque peu élevés, les gens optent plus pour l?artificiel. Il faut compter entre Rs 98 et Rs 850 pour acquérir un tel accessoire, et les dimensions varient de 4 à 6 pieds. Auparavant, les gens aimaient le sapin naturel à cause de son odeur qui se répandait dans toute la maison. Mais le cachet « émotionnel a donc vite cédé le pas à des considérations « économiques ».
D?ailleurs, il n?y a qu?à voir la quantité réduite de revendeurs de sapins naturels, ou plutôt de leurs équivalents, dans les rues. Les arguments et les raisons sont nombreux pour justifier ce remplacement. « Les sapins en plastique sont plus pratiques, plus durables. On peut les ranger après les fêtes et les utiliser à nouveau l?année suivante », confie Georgina, qui en a elle-même acheté un. Elle affirme qu?elle n?aura donc pas à chercher de récipient pour y mettre son sapin, et qu?elle ne devra pas veiller à ce qu?il y ait toujours de l?eau à l?intérieur pour que l?arbre reste vert. Une vendeuse dans un magasin très connu de Curepipe, qui commercialise ces sapins artificiels, nous confirme la tendance : « Nous en avons beaucoup vendu. Les sapins en plastique connaissent un vrai succès. »
M.C.C.L
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