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Confirmation de la grippe aviaire en Europe
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Confirmation de la grippe aviaire en Europe
La présence de la grippe aviaire se confirme jour après jour en Europe après l’annonce mercredi par la Russie de la présence de la souche sous sa forme hautement pathogène au sud de Moscou, alors que les responsables politiques continuent de se mobiliser. Les ministres européens de la Santé s’entretiendront aujourd’hui en Grande-Bretagne avec le commissaire européen à la Santé, Markos Kyprianou qui discutera ensuite de l’accélération de la production de vaccins avec l’industrie pharmaceutique. A Bruxelles, la Commission européenne a annoncé que les pays membres avaient testé mercredi leurs procédures de communication en cas d’urgence sanitaire.
La communauté scientifique redoute en effet qu’une mutation de la souche hautement pathogène H5N1 donne naissance à une variété transmissible entre humains, susceptible de provoquer une pandémie meurtrière. Selon la Commission européenne, les autorités russes ont identifié la souche H5N1 dans la région de Tula, à 220 kilomètres au sud de Moscou, dans des élevages de canards, près d’un lac abritant de nombreux canards sauvages.
La souche H5N1, qui a causé la mort d’une soixantaine de personnes en Asie depuis 2003 et contraint à l’abattage de milliers de volailles, a également été découverte en Turquie et en Roumanie. La grippe aviaire a été également découverte sur un îlot grec de la mer Egée. Des tests sont en cours pour vérifier s’il s’agit de la souche mortelle H5N1.
La Russie avait déjà signalé la présence du virus dans plusieurs régions de Sibérie et dans l’Oural, mais avec l’annonce de mercredi c’est la première fois que le virus est signalé à l’ouest de l’Oural, qui marque la frontière entre l’Asie et l’Europe. Le ministère russe de l’Agriculture a précisé que 220 oiseaux domestiques avaient été retrouvés morts la semaine dernière dans le village de Yandovka. Les autorités ont ordonné l’abattage de 3.000 animaux.
Le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale se réunira jeudi à Bruxelles pour envisager une extension à d’autres régions russes de l’embargo sur les importations de volailles vivantes déjà en vigueur pour la région située à l’Est de l’Oural. Le gouvernement britannique a annoncé qu’il avait l’intention, au cas où éclaterait une pandémie, d’acheter suffisamment de vaccins pour protéger l’ensemble de la population. Il faudrait environ 120 millions de doses, soit deux par habitant.
En Allemagne, le gouvernement a interdit le maintien des volailles à l’extérieur. Elles devront être enfermées pour éviter qu’elles n’entrent en contact avec des oiseaux migrateurs, dont on pense qu’ils pourraient être le vecteur pour le transport du virus venu d’Asie. A Bucarest, le ministre roumain de l’Agriculture a annoncé qu’un laboratoire britannique avait détecté le virus H5N1 dans de nouveaux échantillons prélevés la semaine dernière sur un cygne et une poule à Maliuc, un village du delta du Danube. Samedi, le même laboratoire avait relevé les premiers cas de H5N1 en Roumanie, sur trois canards de Ceamurlia de Jos, un autre village du delta du Danube.
<B>Aine GALLAGHER</B>
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