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Compétition « athlétique » en vue

23 janvier 2004, 20:00

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Les Aigles de Carthage se sont donné les moyens de voler haut dans le ciel de cette CAN, dont l'issue devrait se jouer « sur le plan athlétique », selon leur entraîneur adjoint Nabil Maâloul. « L'Afrique Noire présente toujours un football très athlétique, ses joueurs dégagent une puissance phénoménale », indique-t-il.

Pour ne pas se faire bousculer, les Tunisiens se sont concentrés sur le physique pendant la dernière phase de leur préparation qui a débuté le 28 décembre.

Ils affronteront ce soir le Rwanda en match d'ouverture, puis seront encore opposés lors du premier tour de la compétition à la République démocratique du Congo (28 janvier) et à la Guinée (1er février).

« Il y a une très grande sérénité dans l'équipe », affirme Nabil Maâloul, l'adjoint de Roger Lemerre, passé des Coqs gaulois aux Aigles maghrébins après la Coupe du monde 2002 en Asie. « Tout a été fait pour jouer les premiers rôles. Gagner cette Coupe, ce qui serait la première victoire de la Tunisie dans une phase finale, arriverait au moment propice pour les joueurs de cette jeune génération ».

Depuis le début de la préparation pour cette CAN 2004 entamée face à la Suède en octobre 2002, la Tunisie a joué 12 matches amicaux pour un seul perdu, face au Japon. Le fiasco de 1994, marqué par une défaite rédhibitoire face au Mali (2-0) lors du premier match disputé à Tunis, a été disséqué, et les leçons tirées.

« Nous n'avons pas fait la même erreur qu'en 1994 », explique Nabil Maâloul. A l'époque, la Tunisie s'était préparée en affrontant en matches amicaux tous les gros calibres européens, comme la France, l'Allemagne, les Pays-Bas. Pour cette CAN 2004, elle a changé son fusil d'épaule en se coltinant une succession d'équipes africaines.

« Les nations européennes n'ont pas les mêmes critères de jeu. Ces tests n'avaient pas été judicieux car le football africain a ses principes, ses composantes techniques et tactiques, même si de nombreux joueurs africains évoluent en Europe », analyse l'adjoint de Roger Lemerre. Il ne tarit pas d'éloge à propos du Français, champion d'Europe avec les Bleus en 2000, champion du monde militaire en 1995, et adjoint d'Aimé Jacquet lors du sacre planétaire en 1998.

« Roger a apporté son savoir-faire, son intelligence, sa discipline, sa rigueur », une chose nouvelle pour nous, explique Nabil Maâloul. La récurrente fragilité mentale de l'équipe tunisienne aurait ainsi été traitée sans ménagement.

Si l'effectif est en bonne forme, le staff tunisien a décidé de laisser au repos pour le match d'ouverture le défenseur de l'Ajax d'Amsterdam Hatem Trabelsi, afin qu'il guérisse de son genou blessé. « Il se remet de sa blessure. Il ne jouera pas contre le Rwanda mais entrera peut-être au deuxième match », annonce l'entraîneur adjoint.

En revanche, l'ex-Brésilien Francileudo Santos, fraîchement naturalisé, qui a rejoint la CAN en provenance de Sochaux, a déjà fait parler la poudre en ouvrant le score face au Bénin, lors de la victoire de la Tunisie en amical 2-1 à Sfax mercredi.

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