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Comprendre les perturbations climatiques

16 octobre 2008, 00:00

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Le nombre et la force des cyclones tropicaux, observés ces temps derniers dans le sud-ouest de l?océan Indien, connaissent des changements profonds. L?année dernière, le service de la recherche appliquée de la direction générale de la météorologie (SRADGM) a fait une remarque particulière sur leurs formations dans la zone.

A l?issue de leurs études, les météorologues soutiennent l?hypothèse de l?intensité des cyclones par rapport à leur nombre. «Le risque élevé d?un cyclone intense est à craindre. Même s?il n?y aura qu?une seule formation cyclonique touchant Madagascar, il faut surtout se méfier de sa violence. Nous ne sommes pas épargnés par le changement climatique», met en garde Nirivololona Raholijao, chef de service du SRADGM.

Le passage des deux derniers cyclones précédents, Fame et Ivan, témoigne de la justesse de la remarque.

Le calendrier cyclonique de cette année semble perturbé. «Auparavant, les prévisions climatologiques de passage des cyclones s?étalent entre janvier et mars. Ce qui n?est plus le cas actuellement», poursuit-elle. De fait, elle signale que les conditions de formation de cyclones sont favorables entre octobre et décembre.

Plus généralement, une quantité croissante d?indices témoigne d?un réchauffement de la planète et d?autres modifications du système climatique.

Ainsi, la température moyenne de surface, c?est-à-dire celle de l?air au-dessus des terres et celle à la surface de la mer, a augmenté de 0,6°C au cours du XXe siècle.

De même, le niveau moyen de la mer a progressé de 10 à 20 cm.

A côté de la perturbation du calendrier cyclonique, la sécheresses ont augmenté durant les dernières décennies.

L?année dernière, les deux cyclones Fame et Ivan ont ravagé des lieux d?habitation et des milliers de champs de culture dans la région Analajirofo, au mois de février. Ils ont aussi fait une centaine de victimes, sans parler de plusieurs centaines de sans-abri.

Dans le cadre de cette prévention, le Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes, en collaboration avec Care international, prend en charge la prévention contre les calamités naturelles dans cette partie est de Madagascar.

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