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Communiquer après les catastrophes
La communication à l?échelle mondiale n?est certes pas une spécialité de Skal International, mais elle risque, à l?avenir, de s?imposer comme un défi incontournable.
« En analysant l?impact des catastrophes naturelles d?envergure comme le tsunami qui a frappé la Thaïlande et plus près de nous, l?émergence du chikungunya sur le secteur du tourisme, on constate que la plus grande faiblesse de ce secteur réside dans l?absence d?une structure de diffusion des informations qui lui permette de réagir de façon prompte pour limiter les dommages collatéraux », soutient Earl Wieman, président de la branche Skal pour la région de l?Asie.
Il se trouve actuellement à l?hôtel Hilton Mauritius Resort & Spa, à Flic-en-Flac, dans le cadre de l?assemblée de cette organisation. Skal International est une organisation qui regroupe des dirigeants du tourisme. Elle fait surtout la promotion de l?amitié entre eux.
« Prenons le tsunami. Il n?a pas affecté le déplacement seulement dans la région concernée, mais dans toute l?Asie. En tant que membres de Skal, nous avons le devoir de faire circuler des informations qui favorisent le retour des touristes. C?est dans la phase post-catastrophe que les régions affectées ont besoin du tourisme », explique Earl Wieman.
Pour le patron de Skal, le tsunami ne devrait pas constituer une catastrophe pour le tourisme. « Un mois après le passage du tsunami, nous avons tenu une réunion de notre conseil d?administration à Phuket, Thaïlande. Toutes les boutiques touristiques étaient ouvertes, mais il n?y avait pas de touristes. »
Ambica Shrestha, vice-présidente de Skal pour la région de l?Asie de l?Ouest, est la présidente du conseil d?administration de Dwarika, un important hôtel de Katmandou, au Népal. Si ce pays n?a pas connu le tsumani, ce sont dix ans de guerre civile qui ont provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes. Et le chaos qui s?est installé dans le pays depuis février 2005 a débouché en mars sur une véritable rébellion. « C?est un problème népalo-népalais. Il y a des cas où des touristes, pris dans la tourmente des manifestations, ont été protégés par la foule et accompagnés à leur hôtel. Il est difficile de contrecarrer l?impact des informations sur les soulèvements sociaux et les catastrophes naturelles sur le tourisme. »
Pour Hugo Arouff, directeur des relations publiques et de la communication de Skal International Mauritius, la survie du secteur après une catastrophe passe par l?information. « Il devrait y avoir une structure élargie avec les autorités capables de relancer la communication dès que les images négatives sont diffusées. ».
Le séisme qui vient de frapper l?Indonésie est venu s?ajouter à la liste de catastrophes naturelles susceptibles de mettre à genoux ces pays où le tourisme constitue un des principaux piliers économiques. Le recours à un réseau performant d?information et de communication post-catastrophe est plus que jamais nécessaire.
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