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Comme un premier lot?
Les habitants de la Résidence du Tamarinier, à Rivière-Noire, ont eu leur place au soleil. En effet, elles sont une quarantaine de familles à vivre confortablement, et ce depuis une année, au pied de la montagne de Rivière-Noire. En fait, elles doivent leur bonheur - le mot n?est pas trop fort - aux nombreuses associations qui se sont dévouées pour les faire quitter leurs logements de fortune. Il y a notamment la société Camp-La-Colle, le Trust Fund for Vulnerable Groups, la paroisse Saint-Augustin, la communauté Internationale des Villes Solidaires (Civis) de La Réunion et le conseil de l?Ouest.
La société du Pont de Tamarin mène un travail de terrain quotidien auprès de ces habitants. Gérard Nayna, membre de la société, rend visite chaque jour aux familles pour voir leurs manquements et comment sensibiliser les parents sur l?importance de l?éducation.
La fierté d?avoir son chez-soi
«Il y a un gros travail à faire ici concernant l?éducation, nous travaillons d?abord avec les parents de lundi à dimanche en mettant l?accent sur l?éducation qui est la base de toute réussite», dit Gérard Nayna.
Il explique que les personnes malades et alitées reçoivent la visite de volontaires qui les aident dans les tâches quotidiennes et les accompagnent dans leur rendez-vous à l?hôpital.
Le travailleur social fait ressortir aussi que des terrains de jeux seront aménagés pour combler le temps libre des habitants et, dans la même foulée, aider les jeunes à pratiquer le sport au lieu de prendre une mauvaise pente.
Assis sous un bananier, qu?elle a planté, une grand-mère, Rose Lolo, exprime sa fierté d?avoir son chez-soi : «dan mo veillisse mo bien aster», dit-elle.
Les maisons ont un parterre de fleurs et certaines un petit potager. Brigitte Hypolite, Marie Bernadette Lasyringue et Angéla Lavaillant, des femmes au foyer de la Résidence du Tamarinier, disent que leur demeure est pour elles «comme un premier lot».
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