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Climats ?

27 avril 2008, 00:00

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L?écologie militante nous a ramenés, parmi la panoplie des catastrophes qui nous menacent, celle du « réchauffement de la planète ». Thème abondamment ressassé, autant sur les radios, les télévisions, les débats (d?où il ne sort rien de précis, rien de prouvé) que dans les dîners en ville ou les discussions des cafés du coin? Qu?en est-il au juste ? Comme je l?ai toujours pensé et dit, (à mes étudiants journalistes, entre autres) eh bien, on n?en sait rien ! On suppute, on anticipe, surtout on extrapole, mais en réalité, l?on n?a, jusqu?à ce jour, rien pu démontrer.

Tout ce que l?on peut affirmer, c?est que depuis que la Terre tourne, les climats ont toujours varié et continueront à varier. Il y eut des mammouths en Auvergne et des oasis au Sahara?

Si j?en parle aujourd?hui, c?est que je suis tombé opportunément sur un article de Claude Allègre, (« Le Point » du 27 mars dernier) qui persiste et signe sur le même propos, en contredisant les augures qui voient sombre, dans le sens du vent? Naturellement, je n?aurai pas la vanité de prétendre qu?Allègre « est de mon avis » ; je donne simplement mon accord à son point de vue. Claude Allègre, ministre viré de l?Education nationale sous Jospin, pour avoir dit trop justement qu?il fallait d?abord « dégraisser le mammouth » ? pas celui d?Auvergne mais celui de son ministère ? annonce qui ne plut pas du tout à nos étudiants « en colère », (c?est un milieu très coléreux. Mais c?est le ministre qui prend la fessée) Claude Allègre, dis-je, est un scientifique compétent, honnête et informé. A contrario de ce qu?on nous répète sur tous les tons, Allègre énumère les observations, études, dépêches d?agence « faisant état de froid extrême et de chutes de neige intempestives qui se succèdent depuis le mois d?août ». Les records de chutes de neige ont été atteints en Amérique du Nord, jamais vus depuis cinquante ans : « Records battus dans le Minnesota, le Texas, la Floride, l?Australie, l?Afrique du Sud, l?Argentine, le Chili. » En France, les sports d?hiver ont enregistré un seuil d?enneigement rare.

Notre homme ne manque pas d?épingler au passage ces commentateurs qui passent, sans s?étonner, de « la neige à Bagdad ? inconnue depuis les Babyloniens », au consternant « réchauffement climatique » qui devrait troubler le sommeil des insouciants.

Pourtant, les écarts de températures imprévues existent, les « étés pourris » et les « hivers cléments » font partie de l?histoire des climats ; nous pouvons même le constater dans le court laps de temps d?une vie. Pascal Acot, historien du climat, a publié un ouvrage sur les catastrophes climatiques (2006), qui relate, entre autres, l?envahissement des polders hollandais par les eaux déchaînées en novembre 1421, faisant des milliers de morts et détruisant quantité de villages. Entre les années 1550 et 1850, l?Europe connut des hivers très durs et des étés médiocres. Ces fantasques saisons entraînèrent famines et épidémies.

En 1910, la Seine déborda à Paris, envahissant au-delà des quais des quartiers de la capitale ; au point qu?on s?y déplaçait en barques. Depuis, les quais furent aménagés, des parapets furent rehaussés. Il n?est pas rare que des pluies diluviennes, des fleuves indomptables déclenchent des inondations, emportant tout sur leur passage, aux Etats-Unis, en Inde, en Angleterre, en Europe centrale? En France, à la fin de l?été 99, une tempête courte et brutale abattit des milliers d?arbres dans le Sud-Ouest, des secteurs de forêts, des toitures, des pylônes, véhicules? En environ deux heures.

Les services de Météorologie, pourtant bien équipés, n?avaient prévu qu?une perturbation banale. C?est que LE TEMPS, en route, CHANGE d?humeur et de direction. Nous le constatons, chez nous, avec l?imprévisibilité des vagues cycloniques. Les météorologues sérieux vous disent tous : au-delà de trois jours, on ne peut rien affirmer ; seulement prévoir une probabilité.

Sur le mode du pari, les prévisionnistes extrapolent, aidés de l?habitude. Mais, dans la question du climat, tout est IMPREVISIBLE, chaotique. La météo devient de plus en plus un métier ardu.

Quant à l?« effet de serre », il est loin de pouvoir expliquer complètement ces bouleversements. « Prenons par exemple le niveau de la mer (poursuit Claude Allègre), étudié avec précision depuis 1993 grâce aux merveilleuses techniques satellitaires dans lesquelles l?équipe française d?Anny Cazenave à Toulouse tient le premier rôle mondial. Non seulement les variations du niveau des océans n?ont rien à voir en amplitude avec celles présentées dans le film d?Al Gore?, mais elles sont très variables suivant les régions. Le niveau de l?océan monte en Papouasie-Nouvelle Guinée, mais il descend en Californie. Ces montées et descentes sont variables avec le temps, (...) et avec les mouvements tectoniques? » etc.

Le responsable depuis toujours est sans doute notre Soleil.

Avec ses crises de nerfs.

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