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Climat de panique pour la fourniture d?eau

17 décembre 2007, 00:00

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Climat de panique pour la fourniture d?eau

«Retard dans les grosses pluies», influence des «changements climatiques à grande échelle»... Ces propos ne sont pas ceux d?une organisation non gouvernementale écologiste, mais ceux de Harry Booluck, directeur général de la Central Water Authority (CWA), qui avance quelques-unes des raisons qui seraient à la source d?une sécheresse aussi grave que celle rencontrée en 1999.

«Nous espérions les grandes pluies d?été en décembre. Mais, selon les prévisions, elles ne seraient pas au rendez-vous avant début janvier», ajoute Harry Booluck. Du coup, le niveau des réservoirs et, plus préoccupant encore, des nappes phréatiques, est en baisse marquée. Pour ces dernières, «nous sommes à 50 % de la moyenne saisonnière». Le volume des réservoirs devrait, lui, descendre en-dessous de la barre des 50 % cette semaine.

Face à un tel cas de figure, se fournir en eau dans certaines régions ne dépend plus du réseau classique et il devient de plus en plus fréquent de trouver des camions de fortune roulant sur la route Royale avec un baril d?eau à leur bord...

Pour chercher des solutions à ce problème, qui s?annonce de plus en plus épineux, un comité spécial, «regroupant tous les partenaires», est prévu pour demain. Il statuera sur la situation et sera placé sous la houlette du ministre des Services publics, Abu Kasenally.

En attendant, certains sont exaspérés d?être à la merci de ce ballet de camions-citernes, publics et privés. Lisèle Lathia, une habitante de Grand-Gaube, à deux pas de l?hôtel Legends, arrive difficilement à subvenir à ses besoins quotidiens en eau, encore moins à laver ses vêtements. «Depuis la mi-septembre, plus rien ne coule des robinets. Et l?eau distribuée par les camions diminue elle-même.»

La situation étant grave, des mesures d?urgence comparables à celles prises en 1999 pourraient être décidées, comme l?application de pénalités et autres amendes pour les gaspilleurs. Sans sacrifier les besoins essentiels en eau. Une campagne de sensibilisation serait aussi lancée. Mais cela sera-t-il suffisant si la pluie et le précieux liquide continuent à faire faux bond ?

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