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Cinq câbles sous-marins pour aller plus vite et moins cher
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Cinq câbles sous-marins pour aller plus vite et moins cher
A quand un Internet ultra-rapide et très bon marché? Si la question se pose depuis des années, la réponse ne devrait plus trop tarder. Il y a enfin une lueur au bout du tunnel?
D?ici peu, Maurice pourrait être reliée à cinq câbles sous-marins à fibres optiques, pour transmettre ses données électroniques vers le reste du monde. Conséquence directe : une baisse drastique des tarifs d?Internet ainsi qu?une hausse très conséquente de la vitesse de la bande passante.
Le projet le plus ancien est le câble EASSy. Celui-ci ambitionne de connecter 21 pays africains entre eux et avec le reste du monde. Longeant la côte est de l?Afrique, ce câble de 10 000 km qui sera posé par la compagnie française Alcatel-Lucent devrait être opérationnel vers la mi-2010.
L?autre projet intéressant est l?initiative Uhuru Net. Celui-ci devrait également être opérationnel en 2010, si tout se déroule selon le calendrier établi. Placé sous la tutelle du NEPAD, programme de l?Union Africaine visant à pallier le retard du continent en matière de développement, ce câble reliera, par le biais d?un câble sous-marin, l?Afrique entière à l?Europe, au Brésil, à l?Inde et au Moyen-Orient. Ceci devrait permettre de ramener les coûts de connexion de 50 ou 60 % par rapport à ce qui se pratique aujourd?hui.
Comme Maurice est un des premiers pays à avoir signé officiellement sa participation au projet, elle devrait être parmi les premiers connectés.
Là où ce projet se démarque des autres, c?est sur le plan de sa politique générale. Il ne s?agit en effet pas que d?un simple câble sous-marin à fibres optiques. Afin de ne pas faire les mêmes erreurs que par le passé, le NEPAD a opté pour une approche plus ouverte. «Jusqu?ici, les opérateurs historiques ont gardé les tarifs des liaisons par le biais des câbles sous-marins élevé. Cela a posé problème pour offrir des prix de télécommunications abordables aux usagers. Nous avons, à travers l?initiative Uhuru Net, comme objectif de réduire drastiquement les tarifs de connexion», a expliqué Edmond Katiti, NEPAD ICT policy & regulatory advisor, à l?express récemment.
Énormes oppotunités</B>
Un autre projet risque cependant de devancer l?EASSy et l?Uhuru Net. SEACOM, dernier venu en date, pourrait bien être le premier à entrer en opération. Ce câble à fibre-optique d?une longueur de 15 000 km reliera l?Afrique, l?Asie du Sud avec l?Europe. Deux tiers du câble sont déjà prêts et seront acheminés dans la région d?ici quelques jours. Trois navires vont commencer à poser le câble au fond de l?océan à partir du mois prochain. Le câble SEACOM, auquel Maurice devrait être connecté, est financé par le secteur privé, composé à majorité d?entreprises africaines. Les promoteurs mettent les bouchées doubles pour que le câble soit opérationnel d?ici juin 2009. Une vraie course contre la montre.
La multinationale française Orange a pour sa part révélé son projet il y a quelques mois. Baptisé «LION», il est bien moins ambitieux, et prévoit de relier Madagascar à Maurice et La Réunion pour le connecter au SAFE. L?objectif ici est de booster le développement des nouvelles technologies à Madagascar en le désenclavant. La Grande île n?est en effet pas connectée à un câble sous-marin à fibres optiques pour le moment.
Le projet Seganet (Submarin Extended Gateway Network of the Indian Ocean) piloté par la Commission de l?océan Indien (COI), reliera de son côté les cinq pays membres de l?organisme, à savoir Maurice, Madagascar, Seychelles, Comores et La Réunion.
Il n?en est cependant encore qu?à ses premiers balbutiements. «L?objectif est de diminuer de manière drastique le coût des télécommunications dans la région. Nous avons élaboré un protocole d?accord qui doit être signé entre les pays. Celui-ci contient plusieurs conditions auxquelles ils devront se plier pour créer un environnement propice au développement économique», explique un responsable du dossier à la COI.
Ce projet, qui sera bâti sur le modèle de partenariat privé-public, pourrait coûter environ Rs 8 milliards. «Avec des télécommunications bon marché et de qualité, les opportunités créées sont énormes», précise-t-on à la COI. Aucune date pour la mise en opération de ce câble sous-marin n?a été fixée pour l?heure.
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