Publicité
Cilaos appréhende la saison touristique
Par
Partager cet article
Cilaos appréhende la saison touristique
Depuis février, la fréquentation touristique n’a fait que baisser à Cilaos. Pourtant, la plus ancienne destination touristique de l’île, victime collatérale du chik a su se maintenir à flot jusqu’ici, en grande partie grâce à l’afflux d’une clientèle locale attirée à grand renfort de publicité.
Cilaos, victime collatérale du chik. Ce n’est pas un slogan, mais la réalité dans l’une des communes qui offre aux touristes l’un des panels d’activités les plus larges de l’île. Malgré le peu de cas recensés à cette altitude et le plus souvent d’ailleurs rapportés des bas, le spectre du chik a considérablement fragilisé l’économie touristique. En effet depuis février dernier, le taux de fréquentation des visiteurs a accusé une baisse vertigineuse avant de remonter tant bien que mal depuis juillet, période des grandes vacances métropolitaines oblige.
Les chiffres fournis par la Maison du tourisme de Cilaos parlent d’eux-mêmes. “Sur les 7 000 visiteurs recensés en moyenne chaque année au mois de mars par la Maison du tourisme, seuls 3 000 ont poussé le pas de la porte cette année soit une baisse de 60 %”, indique son directeur Olivier Nery qui estime que pour cet hiver “entre 7 000 et 8 000 visiteurs qui sont venus contre 9 000 attendus habituellement à cette période”. Les touristes métropolitains sont de loin les plus rares, et il s’agit essentiellement d’une clientèle minoritaire. En revanche le gros des troupes est largement constitué de Réunionnais auxquels s’ajoutent quelques étrangers. Et c’est justement de ce tourisme local que vient le salut de Cilaos qui a réussi à maintenir tant bien que mal une activité sportive et hôtelière sur son territoire. “Il existe une tradition de venir à Cilaos pour changer d’air, se relaxer”, rappelle Olivier Nery. “Le contexte du chik a permis de mettre en valeur les vertus de la ville thermale qui sont la santé, le bien-être et la remise en forme. Parallèlement, la commune a été la première sur l’île à lancer une campagne de communication appuyée par le CTR et axée sur la clientèle locale.” Le directeur de la Maison du tourisme avance que cette campagne a permis d’observer une augmentation de 40 % de la clientèle locale, véritable bulle d’oxygène pour l’économie touristique de la commune. “Ça ne compense pas la perte de clientèle métropolitaine mais cela a permis de renflouer les caisses des professionnels du tourisme qui ont en même tant bénéficié des fonds de compensation, observe Olivier Nery. Il prévient cependant : “La situation est aujourd’hui sur le fil du rasoir, une nouvelle saison comme celle-là et il y aura de l’écrémage.”
P. V.</B>
Publicité
Publicité
Les plus récents