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Christophe Brida nie avoir enfreint le ?Copyright Act?

16 août 2005, 00:00

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Il aurait diffusé des films en circuit fermé dans des hôtels, sans l?autorisation des studios américains de production de films cinématographiques. Telles sont les allégations de Fred Allan Potgieter, managing director de la South African Federation against Copyright Theft (SAFACT). Mais Christophe Brida, directeur de Vidéo Synthèses Productions Ltée (VSPL), s?en défend. ?Je n?ai pas, dit-il, enfreint le Copyright Act.?

Christian Brida a été arrêté au début de la semaine dernière à la suite des allégations de Fred Allan Potgieter. Il a ensuite été libéré sous caution. Inculpé provisoirement de violation du Copyright Act, il donne sa version des faits.

?Cela fait sept ans et demi que je suis à Maurice et que j?ai créé la VSPL à Floréal. Je travaille essentiellement avec les hôtels. C?est la deuxième fois qu?on m?accuse de diffuser illégalement des films dans des hôtels. La première affaire n?a pas eu de suite?, souligne Christophe Brida. ?Tous mes DVD sont des originaux. J?ai demandé des autorisations des propriétaires des films pour pouvoir les diffuser dans des hôtels. Je les ai obtenues et je les ai produites à la police. Il y a une véritable volonté de me nuire.?

Le directeur de Video Synthèses Production Ltée trouve les allégations contre lui ?surprenantes?. Il est en règle, dit-il, avec les maisons de production et leur paie les royalties, à Warner Bros comme aux autres. Il souhaite que cette affaire soit entendue le plus rapidement en cour afin qu?il ?puisse s?exprimer librement par la suite et en expliquer les dessous?.

Il ajoute : ?Mes diffusions se font dans un cadre très réglementé, déterminé par les studios de production. Je ne sors pas de ce cadre. Je fais confiance à la police qui a une approche et une démarche très professionnelles.?

Après avoir obtenu un ordre de la cour pour accéder aux ordinateurs de l?inculpé, la brigade anti-piratage du Central Criminal Investigation Department a perquisitionné sa maison et deux hôtels où ses DVD sont diffusés. La police a saisi neuf serveurs, une centaine de DVD originaux et des disques durs utilisés pour la diffusion de ces films. Ces opérations ont eu lieu la semaine dernière.

La SAFACT détient les droits d?auteur sur la diffusion des films d?une dizaine de maisons de production américaines. Elle prévoit une autre mission à Maurice la semaine prochaine.

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