Publicité

Chine : Amnesty International dénonce la répression chinoise au Xinjiang

4 juillet 2012, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Chine : Amnesty International dénonce la répression chinoise au Xinjiang

Selon Amnesty International, le gouvernement chinois continue d''''intimider les familles de personnes disparues qui ont révélé les abus commis pendant et après les violences de juillet 2009.

Amnesty International accuse Pékin de mener une politique de répression et d''intimidation à l''égard de dizaines d''Ouïgours de la région du Xinjiang depuis les émeutes sanglantes qui se sont déroulées en 2009 dans cette province reculée située dans l''ouest de la Chine.

Dans un rapport publié mercredi, l''organisation indique que les autorités chinoises ont exécuté neuf personnes accusées d''avoir fomenté les violences et en ont arrêté et jugé plusieurs centaines d''autres. L''ONG précise avoir recueilli de nouveaux témoignages démontrant que le gouvernement chinois continue d''intimider les familles de personnes disparues qui ont révélé les abus commis pendant et après les violences de juillet 2009.

Plusieurs dizaines de familles ouïgoures ont pris le risque de raconter publiquement la disparition de certains de leurs membres depuis juillet 2009, poursuit Amnesty.

Les violences ethniques qui s''étaient déroulées dans la capitale provinciale Urumqi avaient fait près de 200 morts. Elles opposaient des Ouïgours, ethnie musulmane turcophone, et des Hans qui constituent l''ethnie majoritaire en Chine.

Vaste territoire peu peuplé situé aux confins occidentaux de la Chine, le Xinjiang est un territoire stratégique pour le gouvernement chinois en raison de sa situation géographique et de ses ressources naturelles. Le Xinjiang qui représente un sixième de l''ensemble du pays est frontalier de l''Afghanistan, du Pakistan, de l''Inde et de l''Asie centrale. Son sous-sol renferme des ressources en pétrole, en gaz et en charbon.

Depuis les émeutes, Pékin a fait des efforts pour développer cette province en favorisant la création d''emplois pour les Ouïgours et en s''attaquant aux racines responsables des violences. Dans le même temps, les autorités chinoises ont installé 40 000 caméras de vidéosurveillance dans Urumqi.

(Source : Le Monde.fr)

Publicité