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Chikungunya : risques accrus après les pluies

6 mars 2006, 00:00

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Les récentes pluies et les rafales du cyclone Diwa ont éliminé les larves des moustiques, vecteurs du chikungunya. Et une question fuse dans tous les esprits : le cyclone Diwa a-t-il éliminé les risques de propagation de la maladie ? Un expert médical travaillant pour le compte de l?Etat prévient : les inondations un peu partout dans l?île pourraient aggraver la situation.

Si dès aujourd?hui le Mauricien ne se met pas à nettoyer sa cour, en moins d?une semaine les moustiques auront vite fait de pulluler dans les eaux stagnantes. En effet, un peu partout dans l?île, les branches d?arbres, feuillage et l?eau accumulée sur les toits et dans les ordures constituent un danger supplémentaire après le passage du cyclone. Après le nettoyage, les ordures doivent être mises au bord de la route, sans encombrer la circulation, pour que les collectivités locales et municipalités puissent faire le ramassage au plus vite.  

De son côté, le bureau du Premier ministre, de concert avec le ministère de la Santé et l?appui du privé, a déjà préparé un plan d?action. Celui-ci porte sur une vaste opération de nettoyage à travers l?île de même que des opérations de fumigation qui se poursuivront afin d?éliminer autant que possible les larves et moustiques vecteurs du chikungunya. De plus, si les autorités misent sur les campagnes d?information, il est plus que jamais nécessaire de se protéger en utilisant des produits antimoustiques, à savoir les crèmes, bombes aérosols ou des pastilles antimoustiques.

Durant ce week-end, le nombre de personnes craignant avoir contacté le chikungunya, qui se sont rendues dans les hôpitaux et les centres de santé du pays, est nettement inférieur aux chiffres enregistrés ces dernières semaines. Mais il se pourrait que le mauvais temps ait découragé certains à se déplacer. C?est dans le courant de cet après-midi qu?un constat plus fiable sur l?évolution de la maladie pourra être effectué.

En attendant, les dernières indications de la Santé révèlent qu?elles étaient plus de 1 300 personnes à avoir été infectées par la maladie alors que près de 5 000 cas étaient considérés comme suspects. 

Par ailleurs, l?Inde devrait bientôt faire don d?une importante cargaison de produits antimoustiques destinés aux hôpitaux, mais aussi aux personnes les plus vulnérables de la société.

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