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Chetty indigné de son transfert à la Bastille
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Chetty indigné de son transfert à la Bastille
Il avait annoncé des révélations « fracassantes » mais avant même d?être en mesure de les faire, a été transféré dans une punishment cell, à la Bastille. Cela s?est passé jeudi, et depuis, les avocats d?Antoine Chetty se posent des questions. Serait-ce une punition ? Ces instructions venant d?on ne sait où viseraient-elles à faire taire leur client ? Ce dernier est bouleversé.
Chetty avait fait part, dès mardi, de son intention de faire d?autres révélations concernant des « personnes disparues et aussi des meurtres ». La police et les avocats de Chetty avaient convenu que les dépositions auraient lieu à partir de jeudi à
14 heures. Or, vers 13 h 30, les avocats auraient appelé la prison de Beau-Bassin, où se trouvait Chetty, pour annoncer qu?ils auraient un léger retard. Les autorités pénitentiaires leur auraient alors fait savoir que Chetty ne se trouvait plus à la New Wing de la prison, ayant été transféré à la Bastille.
Choqués, Rama Valayden et Samad Goolamaully se rendent à la Bastille où ils retrouvent un Antoine Chetty bouleversé. Ce dernier à été reconduit à la punishment cell, là où les prisonniers violents et indisciplinés sont envoyés. Chetty et ses avocats voient dans ce traitement une « punition ». Mais punition pourquoi ? « Bonne question », répond un Samad Goolamaully peu loquace. Voudrait-on l?empêcher de parler ? « En tout cas, c?est l?impression qu?a mon client » ajoute Me Goolamaully.
Contacté par les avocats de Chetty, le commissaire des prisons par intérim, Jensing Shibdoyal, aurait affirmé ne pas être en mesure de divulguer d?où provenaient les directives. La réaction des hommes de loi ne tarde pas : ils lui font parvenir une lettre officielle, demandant des explications quant à cette décision « injuste ».
Les tracasseries d?Antoine Chetty ne s?arrêtent pas là. Après ses révélations impliquant au moins une dizaine de personnes, la décision a été prise, en cours de district 2 et 3 hier, que sept charges supplémentaires pèseraient désormais sur lui.
Il s?agit là des premières charges provisoires retenues contre Chetty depuis longtemps. Il n?avait auparavant été accusé provisoirement que de trafic de drogue et de tentative d?assassinat sur la personne de Philippe Calou. L?on se souvient des démarches de ses avocats visant à lui faire avoir le statut de témoin de l?Etat pour qu?il obtienne une certaine immunité.
<B>NOUVELLES CHARGES</B>
Chetty est par conséquent provisoirement accusé d?avoir comploté avec Chandradeo Samsaurooah pour agresser Ruben Mardemootoo, d?avoir comploté avec Vinay Deelchand pour cacher de la drogue chez Satish Nundlall, d?avoir caché de l?héroïne chez Mamade Faizal Buglah, d?avoir comploté pour assassiner ce dernier et Parvez Damree et d?avoir mis le feu à la résidence d?Anwar Toorabally.
En cour de district numéro 3, les charges provisoires retenues contre Chetty sont d?avoir comploté, avec la complicité de Vinay Deelchand et Dev Hurnam, pour agresser le Senior Puisne Judge (SPJ) Bernard Sik Yuen et assassiner l?inspecteur Goorah et un autre officier de police.
Moonsamy Mooraghen, Mahendra Choonea et Dharmanaden Sambon, également impliqués par Chetty, ont eu gain de cause en cour de district de Port-Louis hier. Le magistrat Dattreeya Panday leur a permis de loger une deuxième motion de remise en liberté. La demande a été faite jeudi. Leurs avocats ont argué que la décision des Law Lords du conseil privé de la Reine dans le cas de Dev Hurnam devrait être prise en considération. La poursuite a objecté. L?affaire sera entendue les 11, 12 et 13 août. Pour rappel, une première demande de remise en liberté provisoire avait été rejetée par la magistrate Vedalini Phoolchand-Badhain il y a quelques mois.
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