Publicité

Changer les mentalités à travers la formation

5 mars 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

● Que pense Mediawatch de l?utilisation de l?image faite de la femme l?an dernier ?

  • Personnellement et aussi en ce qui concerne l?association, j?ai été très déçue de la publicité. J?ai d?ailleurs écrit à l?Independent Broadcasting Authority et au directeur de la MBC. Cela a eu un côté très positif. Le directeur de la MBC m?a d?ailleurs appelée lorsqu?il avait arrêté une publicité suite à une plainte que nous avions faite à ce sujet. Je trouve triste que l?on utilise le corps de la femme pour des choses qui n?ont rien à voir avec elle. Avant les gens n?étaient pas conscient de cela. Maintenant, ils le sont et font appel à nous. Nous avons aussi un grand soutien avec l?Attorney General. C?est très positif. Selon une research audience que nous avons menée, nous avons constaté que les hommes et les femmes sont tous deux gênés lorsque la femme est traitée comme étant un objet.

● A votre avis, la publicité a-t-elle retenu les leçons de différentes campagnes menées par Mediawatch ?

  • Oui. Nous avons été assez agressifs. Ils vont réfléchir avant de faire certaines choses. D?ailleurs, vers la fin de mars, un grand symposium sur la publicité et la femme sera organisé. On y retrouvera les différentes parties prenantes, le public et les ministres. Il faut être clair. Mediawatch n?est pas contre l?utilisation de la femme dans la publicité mais à condition qu?il y ait un rapport avec la femme. Quand je reçois des lettres de menaces, on voit bien cependant que certaines mentalités de macho n?ont pas changé.

● Quelles sont les actions que vous menez actuellement en ce qui concerne l?image de la femme ?

  • Nous faisons des campagnes axées sur les hommes. Là où le bât blesse, c?est que les hommes n?ont pas pu s?adapter au nouveau rôle social de la femme. Nous travaillons d?ailleurs avec le gouvernement en faisant de la conscientisation. On voudrait faire une formation de trois mois après lesquels des personnes raconteraient des histoires dans un livre.

● Comment vos actions sont-elles perçues ?

  • On est très respecté. Les gens font appel à nous. L?Eglise catholique a fait appel à nous pour participer dans une partie de la lettre pastorale. Mediawatch est arrivé sur un terrain vierge. Pourtant l?article (j) de la convention de Beijing est très clair sur la femme et les médias. Mais personne n?a pris cela en considération avant l?arrivée de Mediawatch. On a aussi beaucoup de chance parce que l?on travaille avec la région. La maison mère se trouve en Afrique du Sud et nous aide.

● Quel est le meilleur moyen de sensibiliser la population par rapport à l?image de la femme ?

  • Il faut l?accès à la télévision. Tout le monde regarde la télévision. Une campagne y marcherait très bien. Il faut aussi aller dans les écoles. Nous n?avons pas pu le faire cette année. Mais la précédente édition s?est très bien passée. Nous avons ainsi appris aux enfants comment lire la presse et l?image de la femme. Le meilleur moyen de sensibiliser, c?est la formation.

Publicité