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Chaitlall Gunness : «ContinuitéàlaStateBank»

24 octobre 2003, 20:00

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C?est sous le signe de la continuité et de la consolidation que Chaitlall Gunness, nouveau Chief executive officer (CEO), de la State Bank of Mauritius (SBM) place son administration du deuxième groupe bancaire du pays. C?est ce qu?il a indiqué hier lors d?une rencontre avec les professionnels du marché boursier pour commenter les résultats financiers de la banque en 2003.

A une question de l?assistance sur ce qu?il comptait laisser comme bilan après celui, éloquent, de son prédécesseur, Munikrishna Reddy, Chaitlall Gunness a répondu que dans quelques années on constatera que la SBM aura continué de croître et de se consolider de manière constante.

Le nouveau CEO, qui prend officiellement ses fonctions le 28 octobre, perçoit son rôle beaucoup plus comme celui d?un chef d?équipe. La SBM fonctionne comme une équipe, avec des systèmes de gestion bien établis, une planification stratégique et des outils performants pour atteindre les objectifs fixés, commente Chaitlall Gunness. « La voie tracée est celle de la continuité et de la consolidation. »

Ainsi, pour l?année financière se terminant en juin 2004, la SBM projette de réaliser une croissance de 8 à 9 % des bénéfices nets, contre 6 % cette année, et un retour sur le capital de 20 à 22 %. Le groupe bancaire compte également accroître ses dépôts et crédits de 8 à 10 %.

« Ce n?est pas énorme, mais l?important sera de maintenir notre performance dans une conjoncture difficile. »

Le CEO de la SBM s?attend à une année financière 2004 aussi difficile que celle de 2003. La croissance économique restera faible de même que la demande de crédit de la part des entreprises. La compétition dans le secteur bancaire s?accentue comme en témoigne la multiplication des nouveaux produits.

Le « retail banking » devient de plus en plus difficile. Pour corser le tout, avec la baisse des taux d?intérêts, les marges sur les intérêts sont sous pression. Quand les taux sont faibles il est plus difficile de mobiliser des dépôts bancaires. Du coup, le coût des fonds disponibles pour le crédit sont sous pression, analyse Chaitlall Gunness.

contourner la pression

La stratégie de la SBM est de miser beaucoup sur la croissance des « non interest income ». D?une part, pour contourner la pression sur les marges d?intérêts et d?autre part, parce que les « non interest income » ne nécessitent pas beaucoup de capitaux.

L?année dernière, par exemple, la trésorerie de la SBM a été l?activité la plus rentable. Les investissements dans les valeurs sans risques de même que le marché des devises ont été particulièrement performants, indique Michèle Ah See, Performance Manager de la banque.

L?amélioration de la qualité du porte-feuille de crédit demeure une autre des priorités de la direction de la SBM. Il y a eu l?année dernière une croissance des « non performing assets » dans le porte-feuille de la SBM en Inde tandis qu?à Maurice la qualité du porte-feuille de crédit s?est amélioré. La SBM n?est pas grandement exposé au secteur textile, poursuit Chaitlall Gunness.

Par ailleurs, la SBM compte procéder à un troisième programme de rachat de ses actions. Le projet sera soumis à l?assemblée générale des actionnaires qui se tiendra mardi prochain.

Le CEO explique que le recours au « buy back » n?est pas une politique systématique adoptée par la banque pour canaliser son surplus de capital. La banque retient Rs 700 millions de réserves chaque année et se retrouve donc avec un surplus. L?utilisation de ces ressources disponibles dépendra des opportunités qui se présentent et de l?environnement général, indique Chaitlall Gunness.

A une autre question de l?assistance, le CEO de la SBM indique que la banque n?a pas encore décidé de ce qu?elle fera des 19 % d?actions qu?elle détient dans Mauritius Telecom. « Wait and see », est la position actuelle.

Le patron de la SBM déclare ne pas avoir d?appréhensions sur la capacité future de Mauritius Telecom a générer des profits et à payer des dividendes malgré la libéralisation des télécommunications. Il estime que MT se prépare à cette concurrence éventuelle et que la politique de paiement de dividendes ne devrait pas changer. France Telecom y veille.

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