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Ces pratiques qui rongent la dentisterie
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Ces pratiques qui rongent la dentisterie
“Faux dentistes”, spécialistes ne respectant pas des “limitations”, élèves exerçant avant la fin de leur formation… Le secteur dentaire va mal. Plusieurs manquements ont été relevés dans un constat de la Mauritius Dental Association (MDA). Le président de l’association, Randhir Buguth, tire la sonnette d’alarme.
La MDA s’étonne notamment du cas d’un couple se faisant passer pour des dentistes alors qu’il n’a pas les qualifications requises. La police a transmis l’enquête au Directeur des poursuites publiques. Mais le dossier serait toujours en suspens. “Le plus grave c’est que malgré nos démarches, ils continuent à opérer et nous avons à traiter plusieurs cas compliqués après leur intervention. Ils mettent la vie des gens en danger”, soutient Randhir Buguth.
Le couple, qui habite La Caverne, Vacoas, proposerait des tarifs bas à sa clientèle. Le Dental Council Act 1999 prévoit une amende de Rs 10 000 ou une peine d’emprisonnement n’excédant pas un an pour la pratique illégale de la dentisterie. L’Independent Commission against Corruption a été saisie du dossier en juin.
D’autres pratiques “illégales” font grincer des dents la centaine de membres de l’association. “Nous déplorons le fait que des médecins du gouvernement, qui n’ont pas droit à la pratique privée, le font. Nous avons alerté le ministère.”
En mars déjà, le ministère rappelait, dans une lettre adressée aux dentistes du service public, que les dentistes généralistes qui ne peuvent avoir des cabinets dentaires privés sont compensés dans le rapport du Pay Research Bureau (2003). Ils reçoivent 6,2 % de leur salaire.
Par ailleurs, deux catégories de spécialistes, soit ceux pratiquant la chirurgie maxillo-faciale, ou l’orthodontie, peuvent exercer dans le privé. Mais, selon la MDA, “ces limitations” ne seraient pas respectées. “Ils pratiquent la dentisterie générale allant de l’extraction à d’autres pratiques dentaires.”
Une école dentaire attire aussi les foudres des membres de la MDA : “C’est une école. Et ce n’est qu’après trois ans de formation que les élèves peuvent intervenir sur les patients. Or, là-bas, ils le font après deux ans déjà.” Le ministère de la Santé dit considérer la question.
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