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Ces doux rêveurs 3
Armanath Seebaluck
Coup depouce au gouvernement
Armanath Seebaluck, clerk à la Corporation nationale de transport, qui a participé aux élections municipales de 1996 sous la bannière du Mouvement socialiste militant, était bien décidé à se porter candidat en indépendant cette fois. C?est du moins ce qu?il affirme malgré notre scepticisme. «Je vous assure. Je voulais poser pour moi.» Il aurait été influencé, il y a un mois, par l?argumentaire du Parti travailliste. «Quand je suis descendu sur le terrain et que j?ai vu comment la campagne menée par le PTr était malpropre, j?ai changé d?avis. J?ai décidé de donner un coup de main au gouvernement.» Et puis, ajoute-il, les rouges n?ont pas de bilan. «Ce qui n?est pas le cas du MSM qui est pour l?égalité des chances.» Mais même si son mot d?ordre est de voter pour le candidat MSM, il fait campagne en solo. Il croit pouvoir ramener un millier de voix à son parti de prédilection. Son rêve ? «Ki gouvernement gagné !» C?est l?évidence même !
Le rêve des municipales
C?est l?ambition qui a poussé Sudesh Kumar Jeetah, qui ne cache pas ses affinités avec le Mouvement socialiste militant, à faire ses premières armes en politique. L?ambition d?acquérir suffisamment d?expérience pour se présenter aux élections municipales dès que le village de Flacq où il vit, obtiendra son statut de ville. «En participant à cette partielle, je pourrai savoir combien de votes je peux recueillir.» S?il n?a pas de programme précis, son message à ceux qu?il rencontre dans la circonscription est celui de pouvoir donner un coup de main au niveau social s?il est élu. «Ceki mo pou capav faire socialement pou zot, ène ti coup de main par-ci, par-là, mo pou faire li si mo élu», leur assure-t-il. Pour la petite histoire, ce quadragénaire, propriétaire de van assurant le transport d?employés d?usines, est le cousin de Rajesh Jeetah, candidat du Parti travailliste. Deux Jeetah dans une joute pourrait être à l?origine de bien de confusions.
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