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Ces doux rêveurs 1
Jean-Michel de Senneville
Engagé contre le communalisme
Jean-Michel de Senneville, leader de l?Union mauricienne, en est à sa troisième participation à une élection. Ce quinquagénaire, consultant en marketing et en affaires, dénonce l?opposition pour ses «propos communaux» à l?égard de Paul Bérenger, et le gouvernement pour ses «amalgames dangereux» dans le film anti-travailliste projeté actuellement. Selon lui, le gouvernement «n?a aucune créativité pour relancer l?investissement. L?opposition est de mauvaise foi car elle ne joue pas son rôle convenablement». L?alternative au chaos, c?est évidemment? lui. «Je serai comme un chien dans la cour. Je dénoncerai les abus et briserai ce feel good factor du gouvernement qui n?est que mirage.» Ayant réussi des missions d?investissements entre Maurice et l?Afrique du Sud dans le passé, il pense pouvoir être un catalyseur. «J?ai des idées. Il faudra les travailler dans un contexte régional et international.» Son rêve est que la population se réveille.
L?inclassable
Hilary Yip Tong, qui en est à sa troisième participation à une élection, ne fait pas les choses comme ses adversaires. A 10 jours de la partielle, il ne s?est toujours pas rendu dans la circonscription. La veille du «Nomination Day», il a envoyé une lettre aux? principaux partis politiques en leur demandant de ne pas présenter de candidats pour qu?il soit leur candidat à tous. Il n?entend pas organiser de meetings dans la circonscription car il estime que si les électeurs veulent l?entendre, c?est à eux de prendre les devants et de tout organiser. «Le peuple veut du changement mais il reconduit toujours les mêmes partis au pouvoir.» Il se dit pour une réforme électorale sans développer son idée et affirme détenir toutes les solutions. Mais il refuse de les livrer «car les gens ne sont pas encore prêts à les entendre». «Et puis», ajoute-t-il, avec le plus grand sérieux, «donner la solution n?est pas LA solution». Tout est en effet une question de sémantique !
Le pouvoir aux femmes
Son impuissance à se faire entendre des autorités après ses déboires avec le propriétaire du local qu?elle louait à Goodlands a incité Dulari Jugnarain, 39 ans, à se jeter à corps perdu dans l?arène politique. «Les hommes pensent que les femmes sont stupides. S?ils m?ont traitée ainsi, moi qui suis éduquée, comment doivent-ils traiter la femme sans instruction ? Probablement comme un paillasson. Je suis là pour lutter contre l?injustice et la corruption.» Dulari a une très haute opinion de la femme et le dit tout haut. «La femme est plus disciplinée et plus responsable que l?homme. Il n?y qu?à voir comment les entreprises dirigées par les femmes réussissent.» Elle pense aussi que la femme est moins corruptible que l?homme. «Le visage de la politique changera le jour où les femmes feront massivement leur entrée en politique.» Son rêve est d?ailleurs d?être à la tête d?un parti exclusivement féminin.
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