Publicité
CEB : Rs 400 m de plus à payer aux centrales à charbon
Par
Partager cet article
CEB : Rs 400 m de plus à payer aux centrales à charbon
Les augmentations du prix du charbon sur le marché international auront un impact considérable sur les finances du Central Electricity Board (CEB). Car cet organisme aura à débourser pour 2008 une somme additionnelle de Rs 400 millions aux producteurs privés d?électricité, les independent power producers (IPP), par rapport à ce qu?il était prévu de payer.
Se basant sur ses projections du coût du charbon, le CEB avait budgété Rs 4,5 milliards à payer au privé pour cette année. Cette somme tenait en compte le coût du charbon à 85 dollars (Rs 2 550) la tonne. Or son prix avoisine aujourd?hui les 125 dollars (Rs 3 750) la tonne. Au début de l?année dernière, il était de 63 dollars (Rs 1 890).
La situation financière du CEB sera un des principaux sujets examinés lors de la prochaine réunion du board de cet organisme fin février. Car outre le charbon, il y a eu une flambée du prix de l?huile lourde, le combustible qu?utilise le CEB dans ses centrales. Si Patrick Assirvaden, président du conseil d?administration du CEB, n?était pas en mesure de chiffrer les dépenses supplémentaires liées à l?huile lourde, une source fiable au CEB les évalue à Rs 800 millions.
Les dépenses du CEB pour l?huile lourde et le charbon (utilisé seulement par des opérateurs privés) représentent 80 % de son budget, le reste allant dans les salaires et autres dépenses administratives. L?an passé, les dépenses cumulées pour l?huile lourde et le charbon étaient de Rs 700 millions. Pour 2008, elles seront de Rs 1,9 milliard. Ce qui fait une augmentation de Rs 1,2 milliard au total. Une situation qui ne soulage pas le CEB car ses finances sont dans le rouge. Ces dépenses supplémentaires s?ajoutent aux dettes qui se chiffraient à Rs 6,6 milliards, à décembre 2007. Quant au découvert bancaire de cet organisme, il serait actuellement de Rs 1,8 milliard.
«En vertu des accords signés entre le CEB et les IPP, c?est le CEB qui prend tous les risques. Les opérateurs privés passent le coût dans sa totalité au CEB, et nous ne pouvons qu?encaisser », avance Patrick Assirvaden.
Les centrales thermiques de Belle-Vue, Savannah, Fuel et Deep River Beau Champ fonctionnent au charbon et à la bagasse, alors que celle d?Union St-Aubin utilise uniquement le charbon.
«La hausse du prix du charbon gonfle le déficit et le découvert bancaire du CEB. J?ai toujours dit qu?il faut que les risques soient partagés. Car si la demande augmente, les opérateurs privés vendent beaucoup plus d?énergie et ils font plus de profits.»
Patrick Assirvaden craint que le prix du charbon ne continue de grimper. Cela a un impact sur le fret, qui, à son tour, a un effet sur l?assurance. L?augmentation du charbon a un effet cascade.
Le prix du charbon a atteint des records la semaine dernière, se chiffrant à 119 dollars la tonne. Cette hausse est attribuée aux problèmes de production et d?approvisionnement dans les grands pays producteurs comme l?Afrique du Sud, l?Australie ou la Chine.
La demande est tirée par la Chine et l?Inde, qui ont besoin du charbon pour satisfaire l?appétit de leurs industries, et qui privilégient cette source d?énergie face à la flambée des prix des produits pétroliers. Aujourd?hui quelque 40 % de l?électricité produite dans le monde l?est à partir du charbon.
Publicité
Publicité
Les plus récents