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?Ce n?était pas une mauvaise année, elle était difficile??
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?Ce n?était pas une mauvaise année, elle était difficile??
<B>>Quel regard jetez-vous sur votre saison 2004 ? </B>
Globalement, ça s?est bien passé. J?ai eu quelques petits soucis physiques. Je suis simplement triste de ne pas avoir été de la fête athénienne, mais je n?ai aucun regret.
<B>>Justement, après votre dernière compétition à la Chaux-de-Fonds, en Suisse, qu?avez-vous ressenti lorsque vous avez réalisé que vous n?irez pas aux Jeux d?Athènes ? </B>
Franchement, j?étais mal ! Vraiment mal !
<B>>Avec cette non-qualification pour les Jeux d?Athènes, peut-on s?aventurer à dire que 2004 a été une mauvaise année pour vous ? </B>
Ce n?était pas une mauvaise année. C?était simplement une année difficile, très difficile. Ce qui était tout à fait surmontable grâce au soutien de la famille, des amis et de la fédération.
<B>>La pire c?était quand ? </B>
En 2001 ! Beaucoup de blessures.
<B>>Mais 2004, bien qu?étant une année difficile, vous a certainement apporté beaucoup d?expérience, vous a enrichi même?</B>
Oui, j?y ai vécu beaucoup d?expériences qui me serviront, très certainement, à l?avenir, pour la prochaine saison.
<B>>C?est une année où vous avez eu à faire face à énormément de pression?</B>
C?est vrai ! Il y avait les Championnats d?Afrique et il fallait que je réalise les minima des Jeux olympiques d?Athènes.
<B>>Ne pensez-vous pas que toute cette pression a joué contre vous ? </B>
Non, je ne pense pas.
<B>>Pourtant, cette quête des minima vous a contraint à faire des choix difficiles, car vous aviez obligation de performances?</B>
En effet, j?ai dû choisir des compétitions, les enchaîner, ce qui m?a aussi contraint à beaucoup voyager. Donc, peu de récupération et aussi peu de temps pour l?entraînement. C?était franchement difficile.
<B>>Vous n?avez pas eu le temps de savourer vos compétitions et les bonnes performances que vous avez réalisées, car les minima qui étaient le point de mire de votre saison, n?étaient pas encore dans la poche?</B>
Difficile, en effet, de savourer quoi que ce soit. C?était compétition, repos, entraînement et encore les compétitions. Pas une seconde pour souffler et prendre un peu de recul.
<B>>Mais en jetant un regard sur votre saison, y a-t-il des compétitions qui suscitent un certain regret chez vous ? </B>
En Algérie, je sentais que les minima étaient dans les jambes. Mais c?est vraiment en Tunisie que j?aurais pu réaliser une grosse perf. À mon dernier essai, je suis retombé à 7,94 mètres. S?il n?y avait pas eu les cinq sauts précédents, j?aurais certainement atteint mon objectif de 8,19 mètres. Mais on ne refait pas le monde avec des si?
<B>>Et puis, il y a eu les Championnats d?Afrique où ça ne s?est pas passé comme prévu?</B>
Je suis arrivé à Brazzaville fatigué, à cause de ma chasse aux 8,19 mètres. Quelque part, un objectif a eu une influence sur un autre. Et puis, il y a eu le manque de chance.
<B>>Après une quatrième place en 2002 et une cinquième cette année à Brazzaville, décidément le podium africain vous fuit? Ça doit faire mal de passer si près d?une médaille?</B>
Sur le moment, j?ai pris conscience de cela. Ça m?a marqué. Mais, paradoxalement, le fait que je n?avais pas encore atteint les minima des Jeux d?Athènes m?a permis de vite passer dessus. Athènes m?a sauvé d?une déception africaine, car je n?ai, par la suite, pas eu le temps d?y penser. Heureusement d?ailleurs?
<B>>Vous passez pratiquement tout votre temps avec Jonathan Chimier, vous vivez ensemble, vous vous entraînez ensemble et surtout vous allez en compétition ensemble?</B>
C?est vrai, et je crois que c?est une chance, car on s?encourage mutuellement. Chacun de nous peut compter sur le soutien de l?autre.
<B>>Quelque part, ça doit faire mal de le voir partir seul aux Jeux olympiques?</B>
C?est dur, c?est vrai ! Mais, ce n?est pas de la jalousie.
<B>>Mais vous devez avouer que c?est dur de vivre ça à la télévision. Vous qui avez toujours été à ses côtés dans les grandes occasions ? </B>
C?est vrai que j?étais toujours présent à l?occasion de ses records ou encore de son titre africain. Et là, des milliers de kilomètres nous séparaient. C?est dur de ne pas avoir pu partager et surtout vivre ce moment magique avec lui.
<B>>Quand vous avez vu Jonathan Chimier retomber à 8,28 mètres, signant deux exploits, une place en finale olympique et un nouveau record national du saut en longueur, qu?avez-vous ressenti à cet instant précis ? </B>
Une joie énorme !
<B>>Et comment envisagez-vous la prochaine saison ? </B>
J?ai bien envie de faire la saison en salle l?année prochaine. Je n?ai jamais fait cela auparavant. Quant à Jonathan, ça lui a bien réussi. Ça me tente beaucoup, car cela me permettra d?entrer dans le rythme un peu plus tôt.
<B>>Y a-t-il des choses à revoir pour la prochaine saison ? </B>
Il me faut faire davantage de compétition du niveau de mon objectif pour la saison prochaine, en l?occurrence proche des minima des Mondiaux d?Helsinki.
<B>>Et le triple saut, on vous y attend toujours?</B>
Depuis les Jeux des îles de l?océan Indien, j?y pense. On verra bien? Ce sera peut-être pour l?année prochaine, histoire de voir ce que ça donne. Mais je ne veux surtout pas prendre de risques inutiles, je parle là des blessures.
<I>« Il me faut faire davantage de compétition du niveau de mon objectif pour la saison prochaine, en l?occurrence proche des minima des Mondiaux d?Helsinki.»</I>
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