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Ce monstre vert…

24 octobre 2004, 20:00

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Hier, au gymnase de Phoenix, on l’a découvert plus effrayant que jamais. Ce monstre n’est autre que le Real de Port-Louis. Il s’est baladé dans une finale qui l’opposait, pourtant, à son grand rival de toujours, Magic Quatre-Bornes, cette même équipe qui lui a souvent donné des sueurs froides dans un passé pas si lointain. Au final, en s’imposant sur le score de 103 à 75 points, le Real décroche son septième titre de champion de Maurice.

On n’a reconnu ni le Real et encore moins Magic, hier au gymnase de Phoenix.

La première affichait une efficacité exceptionnelle, une affolante maîtrise du jeu et surtout un rythme qui laissa les Quatrebornais pantois. Ces derniers ne savaient où mettre la tête, et n’avaient plus que Giovanni Bangard pour limiter la casse.

Magic allait vivre un véritable drame dans le troisième quart-temps en affichant un incroyable retard de 40 points sur le Real (37 à 77 points).

“Je n’ai absolument pas reconnu mon équipe. À aucun moment, sauf peut-être dans le dernier quart, nous n’avons été dans le match. On n’a fait que subir”, ne peut que constater le mentor de Magic, Jean-Marie Bhugeerathee.

“Heureusement qu’on a un peu retrouvé notre jeu dans le dernier quart, mais c’était déjà trop tard”, poursuit-il.

En effet, Magic de Quatre-Bornes a eu un dernier sursaut d’orgueil pour s’imposer sur le score de 32 à 24 points. Résultat impressionnant, certes, mais ô combien insuffisant pour effacer la quarantaine de points de retard accumulés durant la partie.

Au Real, on savoure ce septième succès. “Cette victoire, je la dédie à notre coach”, lâche un Fabrice Hungley euphorique. Mais, quant au coach du Real, il s’interroge quant à l’avenir du basket mauricien. “Nous sommes l’équipe la plus forte à Maurice. Nous en sommes heureux. Cela dit, c’est une arme à double tranchant, car cela veut aussi dire que par faute de confrontation de taille, le basket mauricien pâtit au niveau régional”, confie Rakesh Chundunsing, le mentor du Real.

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