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CE : du renouveau à Bruxelles

13 août 2004, 20:00

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Le Portugais José Manuel Barroso, nouveau président de la Commission, a dévoilé jeudi la composition du nouvel exécutif européen, en ne cédant pas aux pressions des «poids lourds» et en propulsant une femme à la tête de l?un des postes-clés, celui de la concurrence. L?Allemagne et la France perdent les postes de premier rang dans la nouvelle Commission.

La future Commission européenne, présentée jeudi 12 août à Bruxelles par son président désigné, José Manuel Durao Barroso, présente un savant équilibre entre les différents Etats membres et quelques surprises. La nouvelle Commission comprendra 25 membres à partir du 1er novembre.

L?attribution des portefeuilles se fonde sur la grande expérience politique et les diverses compétences professionnelles des commissaires désignés. José Manuel Barroso a déclaré : «J?ai composé cette solide équipe pour nous permettre de travailler efficacement et d?atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. J?accorde une très grande importance à la volonté des membres de l?équipe de servir l?intérêt général européen. Les commissaires travailleront de concert au bénéfice des citoyens européens.»

La nouvelle Commission se compose de personnes dotées d?une grande expérience dans divers domaines politiques. Ses membres ont acquis une connaissance approfondie des politiques et des institutions communautaires. Ce sont d?anciens premiers ministres et ministres et des commissaires actuels. Certains ont conduit les négociations d?adhésion de leur pays à l?Union européenne ; d?autres ont fait partie de la Convention qui a adopté la Constitution européenne.

<B>Rome et Berlin favorables à des «portails» d?immigration</B>

L?Italie et l?Allemagne ont proposé jeudi la mise en place de «portails» d?immigration hors du terriroire européen pour contribuer à réguler l?afflux de candidats africains à l?émigration. Selon cette formule, rendue publique lors d?une réunion des ministres de l?Intérieur des deux pays à Lucques, en Toscane, ces «portails» verraient le jour dans des pays dont les candidats à l?émigration sont originaires ou bien par lesquels ils transitent, comme par exemple la Libye. «Ce ne serait pas une solition immédiate», a admis le ministre italien, Giuseppe Pisanu, qui a annoncé qu?il allait soumettre cette idée avec son collègue allemand à ses pairs européens. «Il s?agit de prendre des mesures d?urgence pour traiter de la situation en Méditerranée parce qu?on ne peut pas laisser les gens se noyer», a commenté Otto Schilly, ministre allemand de l?Intérieur.

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