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Catherine Zeta-Jones <I>L?autre princesse de Galles</I>
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Catherine Zeta-Jones <I>L?autre princesse de Galles</I>
C?est dans les paysages tourmentés par le vent et le froid du Pays de Galles que Catherine Zeta-Jones voit le jour en septembre 1969. Après des débuts amateurs comme danseuse et chanteuse, la Galloise se tourne à titre professionnel vers le théâtre. Elle débute au cinéma grâce à Philippe de Broca qui la repère sur scène, alors qu'elle n'a que 18 ans, et la choisit pour tenir le rôle de la somptueuse Shéhérazade de ses Mille et une nuits. Ce film est un échec critique et financier, mais la brune se fait déjà repérer par les gens du métier. Elle parvient à obtenir de petits rôles à la télévision. Ainsi, c?est grâce à une série télévisée britannique, Darling buds of May, qu'elle devient en 1991 une actrice renommée.
Elle enchaîne plusieurs seconds rôles (dont Le Fantôme du Bengale en 1996) avant d'être remarquée dans une mini-série télévisée (retraçant la tragédie du Titanic) par Steven Spielberg. Celui-ci est en phase de pré-production du Masque de Zorro (1998). Il l'engage à donner la réplique à Antonio Banderas et Anthony Hopkins dans le film d'aventure signé Martin Campbell.
Une semaine plus tard, Catherine Zeta-Jones interprète le rôle qui lance véritablement sa carrière, celui de la fille battante et fière de Don Diego De La Vega. Elle incendie la pellicule et sa fougue vole la vedette aux vétérans Banderas et Hopkins. D'un coup d'épée, elle dévoile ses talents. Spielberg, producteur du film, ne s'était pas trompé en l'imposant. Sa performance lui ouvre les portes de films à gros budget : séduisante cambrioleuse dans Haute voltige.
Second hit d'affilée pour la belle. Corps à damner un ange, regard qui embrase, chevelure interminable, Zeta-Jones commence à voir sa popularité s'accroître : médias, web, ... et rubriques people. Elle paraît décidée à devenir une actrice riche, célèbre, aussi à l'aise dans la comédie, l'action et le romanesque. Entre-temps, elle rencontre Michael Douglas au Festival de Deauville. C?est le début d?une histoire d?amour passionnée et médiatique. Leur mariage, célébré en 2000, le sera également.
Après avoir tourné sous la direction de Stephen Frears dans High fidelity (2000), Catherine Zeta-Jones montre sa capacité à incarner avec aisance des personnages particulièrement antipathiques. L?actrice possède du caractère pour ne pas jouer des seconds rôles insignifiants. Pourtant c'est bien un second rôle qui va la faire basculer dans la cour des grands.
Enceinte de Dylan, elle n'hésite pas à se faire engager par Soderbergh, pas encore Oscarisé, pour jouer le rôle féminin de Traffic, docufiction grand public et expérimentale sur la drogue et son passage du Mexique aux Etats Unis. Michael Douglas est dans le casting. Ils ne se croiseront jamais. Son personnage de mère courage, en pleine grossesse, voyant son monde s'effondrer en découvrant son mari trafiquant lui vaut toutes les louanges.
Traffic lui vaut sa première citation aux Golden Globes. En 2002, son personnage d?artiste amorale prête à tout pour réussir dans la comédie musicale Chicago la consacrera avec un Oscar du meilleur second rôle féminin. Se rappelant au bon souvenir de Steven Spielberg, elle se retrouve devant sa caméra pour donner la réplique à Tom Hanks dans Le Terminal en 2004.
<I>«Corps à damner un ange, regard qui embrase, chevelure interminable, Zeta-Jones commence à voir sa popularité s'accroître.»</I>
<B>Le réalisateur Philippe de Broca </B>
Cameraman d?actualité durant la guerre d?Algérie, démobilisé, Philippe de Broca devient assistant d?Henri Decoin, puis de Claude Chabrol (Le beau Serge, A double tour?) qui produira son premier film, Les jeux de l?amour . Philippe de Broca devient spécialiste de la comédie et film d?aventure avec L?homme de Rio, plus grand succès de 1964.
Par la suite, Philippe de Broca s?oriente vers un cinéma épique et rocambolesque, avec des acteurs populaires (Belmondo dans Le magnifique), Philippe Noiret et Annie Girardot (Tendre poulet)? Dans les années 80, certains de ses films seront tournés à la fois pour le cinéma et la télévision. Contacté pour diriger une adaptation des Mille et une nuits, Philippe de Broca, après avoir lu le volumineux ouvrage qu'il trouva indigeste, décida de n'en garder que quelques éléments emblématiques proches de son univers, comme les tapis volants et les décors baroques, et de faire quelques personnages du conte arabe. Sinbad devient ainsi une sorte d'avatar de L'Incorrigible et Shéhérazade celui du héros du Magnifique. C'est du reste à ce film que s'apparente le plus Les 1001 nuits : les deux oeuvres mettent en scène un conteur d'histoires, et mêlent imaginaire et réalité.
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