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Cannes : une coupe à hauts risques avec les incendies
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Cannes : une coupe à hauts risques avec les incendies
Les pompiers ont été sollicités près de trente-cinq fois, durant le week-end, pour éteindre des incendies de champs de cannes qui avaient échappé au contrôle des planteurs. Les précautions d?usage dans la plupart de ces cas n?avaient pas été observées. Les autorités s?en inquiètent.
?Les propriétaires de champ de cannes qui pratiquent le brûlis pensent qu?ils peuvent contrôler l?incendie qu?ils ont eux-mêmes allumé. C?est totalement faux?, explique un sapeur-pompier. De nombreux laboureurs n?ont en effet pas tenu compte des risques de changement brutal de direction du vent. C?est ce qui s?est passé dimanche. Le feu s?est propagé à une vitesse qui les a pris au dépourvu.
Les sites les plus à risques ont été identifiés et des procédures établies. Dans les régions de Solitude, Petit Raffray, Goodlands et Saint-Antoine notamment, une absence d?humidité favorise la propagation de l?incendie. Avant d?y mettre le feu, les propriétaires des champs de cannes sont tenus de se rendre au poste de police pour obtenir un permis. La police avertit les sapeurs-pompiers. Malheureusement, ces mesures ne sont pas respectées. ?Ena trop beaucoup démarches pour faire avant ki nou kapav mette difé. Nou éna bokou zafair dans saison la coupe. Peina létemps pou ale station?, grogne Ram, laboureur à Petit Raffray. Cette attitude oblige les sapeurs-pompiers à travers l?île à rester en alerte durant toute la saison de coupe. ?Nous nous tenons prêts à toute éventualité?, assurent les sapeurs-pompiers. Car le brûlis peut tuer. Mithereddi Appadu Ramsamy, habitant de Beau vallon âgé de 49 ans, a été brûlé vif dans son champ de cannes, le 20 juillet.
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