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Canne : la cuvée 2006 sera moindre
Les ans s?enchaînent et se ressemblent, et ont le même goût amer pour la canne. La coupe 2006 serait, une fois de plus, inférieure à la norme. Le climat ayant prévalu ces derniers mois n?a pas été favorable à sa croissance. L?Institut de recherche indique que le passage du cyclone Diwa a davantage fragilisé la canne dans cette phase de maturité.
?En dépit des conditions climatiques incitatives ayant prévalu au mois de février, la croissance a été inférieure à la normale dans tous les secteurs. La différence dans la taille, relative à pareille époque en 2005, a augmenté?, fait ressortir le Mauritius Sugar Industry Research Institute (Msiri), dans son bulletin mensuel, en date d?hier.
L?élongation cumulative de décembre 2005 à février 2006 est en retard pour toutes les régions du pays, dont au centre avec 21,6 %, suivi de l?Est, de l?Ouest, du Sud et du Nord. La moyenne nationale, à février 2006, était inférieure de 18 % par rapport à 2005 et de 11,3 % à la moyenne.
Le Msiri explique que la pousse a eu du retard l?année dernière, avec le temps sec enregistré d?octobre à décembre. Etant donné que la période la plus favorable à la pousse, janvier et février, est passée, ce serait difficile pour la canne de récupérer pleinement. Et le risque d?atteindre la coupe avec la canne d?une taille inférieure est grand.
Effets combinés
Les scientifiques en déduisent que cette croissance retardée affectera également l?accumulation de sucrose. ?Il est probable qu?une productivité inférieure de la canne serait enregistrée. Et cette productivité à la baisse, couplée à des pertes de terres sous culture de la canne, résultera en une récolte inférieure à la normale?, font-ils ressortir.
Ces augures déjà sombres risquent de l?être davantage après le passage du cyclone Diwa, le week-end dernier. L?accumulation d?eau et les vents ont affaibli la plante jusqu?au niveau des racines. Le Msiri s?attend à un arrêt dans la croissance de la canne avec les effets combinés du vent, de la pluie et l?accumulation d?eau dans les champs, d?autant plus que le sol était déjà saturé avec la pluviométrie abondante du mois de février. Une indication quantitative sur les effets néfastes sera disponible fin mars.
La relance de la pousse de la canne sera tributaire du temps qui prévaudra dans les jours à venir. Idéalement, selon le Msiri, la plante exige des conditions sèches suivies de 10 à 12 jours de soleil. Mais la saison cyclonique n?est pas encore arrivée à terme. Dans l?éventualité que le temps pluvieux persiste, la différence entre la taille de la canne en 2005 et celle de 2006 serait encore plus conséquente.
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