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Calme précaire aux collèges Medco Trinity et Clairfonds

1 mai 2007, 00:00

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Les nerfs à fleur de peau? En ce moment, tout ou presque est motif de désaccord au collège Medco Trinity et Medco Clairfonds. Alors que la direction de Medco indiquait hier que tout était revenu à la normale, la situation sur le terrain était autre.

Si du côté de Trinity, les classes ont hier repris normalement après la grève de la semaine dernière, les élèves des Forms IV et V du Medco Clairfonds ont déposé leurs plumes à partir de 10 h 30. ?Ça ne valait pas la peine de retourner en classe, confie un élève de Form V, et nous sommes prêts à aller jusqu?au bout pour faire revenir les dix enseignants qui ont été transférés depuis jeudi dernier.?

Aujourd?hui c?est la trêve, 1er Mai oblige, mais la journée de demain demeure incertaine. ?Demain on va voir ce qui se passe mais notre demande est claire et nous continuerons à mettre la pression le temps qu?il faut?, ajoute un autre collégien.

Rashad Daureeawoo, président du conseil d?administration de Medco et manager de l?établissement secondaire de Clairfonds, estime que la situation est en train de se décanter. ?Nous sommes en bonne voie de résoudre les problèmes et d?ici quelques jours, tout sera réglé.? Mais alors que les élèves exigent le retour au bercail des dix profs postés, depuis le 23 avril, dans des collèges d?État, Rashad Daureeawoo parle de deux enseignants (chimie et maths) dont l?établissement aurait besoin pour pallier le manque.

C?est aussi une cause de désaccord de la part des étudiants. ?Les remplaçants, que nous avons eus, se contentent de nous refiler des exercices et c?est tout. Ils ne sont là que temporairement et pour un début de 2e trimestre, ce n?est pas raisonnable?, argue-t-on au collège de Clairfonds.

Quant au collège Medco Trinity, le calme est très relatif et sous conditions. Après une rencontre, vendredi dernier, avec des cadres du ministère de l?Education, les collégiens ont accepté de reprendre les classes contre la promesse que leur prof de comptabilité, Yahya Paraouty, aussi président de l?Union of Private Secondary Education Employees, retourne au collège. Le ministère aurait rétorqué que cet exercice pourrait prendre un, deux, voire trois mois. C?est trop long, estime la partie adverse.

La grogne a débuté jeudi le 19 avril lorsque la décision de transférer 22 enseignants, considérés comme surnuméraires, a été prise par les autorités concernées. Pour le ministère, l?exercice s?inscrit dans une politique d?optimisation de l?utilisation des ressources et de rien d?autre.

À la suite des ?conditions économiques strictes?, le ministère, n?étant ?pas en mesure de recruter de nouveaux profs, puise donc là où c?est possible?. Quelque 150 profs, employés par Medco, une compagnie étatique, travaillent actuellement dans des établissements d?État.

?Un mois sans enseignant...?

Or, Yahya Paraouty, et ses étudiants, ne l?entendent pas de cette oreille. ?En ce qui me concerne, il y a eu un transfert punitif?, maintient le syndicaliste qui fut la principale tête pensante derrière les trois grandes manifestations estudiantines dans le cadre de l?abolition des 50 % de subventions pour le School Certificate et le Higher School Certificate de février et mars dernier.

Le président de l?UPSEE agira donc en conséquence. ?La plainte est prête. Nous allons servir une mise en demeure à Medco parce que je considère qu?il y a eu transfert punitif. Nous allons l?entrer en fin de semaine?, soutient Yahya Paraouty. ?Un mois sans leur enseignant, c?est trop long, d?autant plus que nous avons déjà démarré le second trimestre, qui est d?ailleurs assez court .?

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