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Bérenger : «La source de l?insécurité c?est Ramgoolam»
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Bérenger : «La source de l?insécurité c?est Ramgoolam»
L?insécurité préoccupe énormément le Mouvement militant mauricien (MMM). Son leader, Paul Bérenger et d?autres intervenants à l?assemblée des délégués, hier, au Plaza, ont partagé leur inquiétude à ce sujet. Pour le leader mauve, la source du problème est le Premier ministre, Navin Ramgoolam. «Devant la loi, devant l?histoire du pays et devant Dieu, il sera responsable.»
Il est «bien tard» mais pas trop pour lui d?agir. Paul Bérenger promet, une fois au pouvoir, de «nettoyer le pays en un mois. Un mois c?est trop d?ailleurs. Nous allons redonner au commissaire de police son autorité et nous allons ramener à l?ordre les groupes communaux sans distinction qui prennent la loi en main. Nous allons agir avec fermeté».
Devant une foule de 1 500 délégués enthousiastes, il compare la gestion de ce dossier par sir Anerood Jugnauth et lui. D?ailleurs, à plusieurs reprises, Paul Bérenger, a fait allusion au temps où Anerood Jugnauth dirigeait le pays.
Pour bien démontrer l?ampleur du problème d?insécurité, il soutient que «nepli ena sekurite, group organize et komunal, ki ena zarm, pe lev latet. Bann demoniak, bann espri malad». Et cela, allègue-t-il, avec le soutien de Navin Ramgoolam. «Li (Ramgoolam) soutir finansierman enn group komunal, ki pran la loi dan so lamin.»
Autre illustration du fait que c?est Navin Ramgoolam la «source du problème de l?insécurité» : il a «cassé les reins du commissaire de police, a fait transférer le n°2, il intervient avec (Rama) Valayden dans les affaires de la police. Du coup, la police est complètement démotivée et ne sait plus quoi faire».
Paul Bérenger s?insurge que Navin Ramgoolam s?en soit pris à l?ancien président de la République, Cassam Uteem. Il rappelle que lors des émeutes de 1999, trois personnes étaient sur la brèche et essayaient d?apaiser les esprits : Cassam Uteem, Anerood Jugnauth et lui-même.
Répondant aux critiques de Navin Ramgoolam ? qui a trouvé déplorable que Cassam Uteem rappelle les émeutes de 1999 et la bagarre raciale de 1968 ? Paul Bérenger précise qu?«il nous faut connaître l?histoire du pays pour en tirer les leçons et pour que chacun puisse donner un coup de main, pour que rien de cela ne se reproduise».
Les hausses de prix et pénurie récurrente de produits ont été le deuxième sujet de prédilection du leader de l?opposition. «Jamais les prix n?ont autant augmenté depuis 2005. Le gouvernement vous dit que l?inflation est importée. Nous le savons et nous n?avons jamais dit le contraire, contrairement à l?Alliance sociale. Sauf que ce gouvernement multiplie par deux ou même trois cette inflation importée par ses mesures. Comme cela a été le cas pour le diesel.»
De plus, il traite le gouvernement «d?hypocrite» sur le dossier du ciblage. «Nous avons été les premiers à introduire le ciblage sur la retraite. Nous avions dit qu?une personne ayant déjà une pension de Rs 25 000 n?a pas besoin de ces Rs 2 000. Vous vous souvenez de la campagne qu?ils ont menée contre cela. Aujourd?hui, Navin Ramgoolam, dans son discours de fin d?année, l?a évoqué.»
La «généralisation de la fraude et de la corruption» inquiète également Paul Bérenger. Alors que le Premier ministre, dit être «sans pitié» sur ce dossier, il a «cassé les reins à l?Independent Commission against Corruption. Cette institution est devenue un paillasson». Les cas de fraude et de corruption se multiplient sous ce régime. «C?est la culture travailliste.» Ce qui contraste avec la gestion de l?ancien régime qui prônait la discipline et la rigueur, estime le leader du MMM. Un jour, «tous les loups-garous deviendront des danseuses de ballet. Il faut une réelle volonté politique pour combattre la fraude et la corruption. Et seul le MMM a cette capacité».
Comme pour la sécurité, Paul Bérenger promet de réaliser un deuxième miracle économique. Cela, avec le concours de « Paul Bérenger qui a présenté le premier budget après 1982 et a mis le pays sur les rails et Vishnu Lutchmeenaraidoo par la suite, qui a poursuivi dans la même voie».
Il demande à ses délégués de bien comprendre les enjeux politiques: «Il nous faut parer à toute éventualité, y compris qu?il y ait des élections générales anticipées. Nous devons nous préparer à aller seul ou encore que le MMM soit le senior partner de plusieurs petits partis.» A cet instant, un des délégués lance : «Pravind non !» Paul Bérenger marque alors une pause pour dire qu?il faut tenir compte de la réalité et que la majorité des Mauriciens comme des militants sont en faveur d?une alliance MSM-MMM. «Dont les propos sont blessants, déraisonnables. Surtout ceux portant sur le fait qu?il doit être Premier ministre pour cinq ans.» A l?idée que le MMM se présente aux élections seul, l?assistance a applaudi chaudement.
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