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Bérenger : «J?ai rencontré Reza Issack deux fois»

17 mars 2008, 00:00

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Paul Bérenger confirme avoir rencontré Reza Issack en deux occasions. «J?avais envie de comprendre s?il prend ses distances de l?Alliance sociale et lui faire part de mon souhait qu?il donne un coup de main pour aider le pays. Mais je ne lui ai pas suggéré de quitter l?Alliance sociale et d?adhérer tout de suite au MMM (NdlR: Mouvement militant mauricien).» Il a aussi soutenu qu?il sait que «Reza Issack n?est pas le seul dans cette situation. Il y a d?autres qui sont profondément mécontents de la performance du gouvernement».

A propos de la réforme électorale, qui a fait cette semaine l?objet d?une déclaration de Navin Ramgoolam qui voulait, autour d?une table ronde, avoir des consultations élargies sur la réforme, le leader du MMM a donné son point de vue : «Il faut ne pas faire d?erreur sur la question de best looser. Il faut la placer dans son contexte historique. En 1966-1967, tous les partis politiques avaient, à l?unanimité, approuvé ce système. Comme pour éviter ce qui s?est passé en 1948 où deux communautés n?étaient pas représentées, le best looser a joué son rôle, pour rassurer toutes les communautés. Et même aujourd?hui, si on élimine le best looser sans rassurer tout le monde à travers une bonne réforme, cela risque de fragiliser le tissu social», a-t-il déclaré.

Il se dit davantage favorable à un système où deux-tiers des députés seront élus selon le système actuel et un tiers choisi selon un party list system. «C?est un bon compromis», précise-t-il. Un des aspects à discuter est le seuil à partir duquel un parti sera qualifié, par le biais de la proportionnelle, pour des députés au Parlement. Une des options serait 10 % des voix au suffrage universel, ce qui éliminera des partis communaux. «Mais nous ne sommes pas bloqués là-dessus», assure Paul Bérenger.

Il ajoute que le Mouvement socialiste militant (MSM) avait bloqué la réforme sous le mandat Mouvement militant mauricien (MMM - MSM), s?étant «braqué» sur ce qui s?est passé pour Rodrigues à propos de l?élaboration de la loi pour l?autonomie de cette île. Mais il n?a jamais été question de préconiser le même modèle pour Maurice, dit Bérenger qui ajoute qu?il a l?impression que l?on tourne en rond sur cette question en raison de «l?inaction» de Navin Ramgoolam. En novembre 2005, ce dernier avait annoncé un high powered committee. Trois ans plus tard, ce comité n?est toujours pas constitué, fait-il valoir.

Lors de son tour d?horizon de l?actualité, Paul Bérenger a vivement dénoncé l?interpellation des journalistes de Radio One. Il a dit noter qu?il y a eu plusieurs tentatives «d?intimidation» envers la presse récemment. Il a défié Navin Ramgoolam de poursuivre Radio One pour la diffusion de la nouvelle sur son état de santé.

Paul Bérenger s?est aussi dit «bien bien inquiet» pour Mauritius Telecom avec l?arrivée d?Orange, question sur laquelle il compte revenir ultérieurement. Parce que, selon lui, il y a des «choses inacceptables» dans ces transactions.

Les conflits à la banque centrale ont aussi fait l?objet de commentaires : «C?est dégoûtant que le Premier ministre, qui l?a nommé, accepte qu?un gouverneur de la banque ait un tel comportement.» Quatre des six membres du conseil d?administration de la Bank of Mauritius ont écrit au chef du gouvernement pour dénoncer la manière de faire du gouverneur de la banque, Rundheersing Bheenick.

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