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Bérenger pessimiste sur la situation économique
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Bérenger pessimiste sur la situation économique
«C?est l?état d?urgence sur le plan économique. Rien ne va plus. Je prévois que d?ici au 21 mars 2006, à la rentrée parlementaire, la situation se sera grandement détériorée. Avec les augmentations en cascade des prix du pain, des produits pétroliers, du ticket d?autobus. Avec la baisse du prix du sucre et les problèmes dans le secteur textile, je ne vois pas comment le gouvernement va s?en sortir », déclare un leader de l?opposition plus que pessimiste.
Paul Bérenger constate un manque de direction au niveau de la stratégie économique : « C?est la cacophonie, des zigzags, un manque de cohésion totale, ce qui jette encore plus de doutes sur la capacité du gouvernement à surmonter les problèmes économiques et les défis à l?horizon. » Il énumère les raisons d?un tel constat.
À ce jour aucune réunion structurée avec le secteur privé n?a eu lieu. Le mood est à la morosité et l?attitude de certains ministres par rapport au privé n?est pas de bon augure. Paul Bérenger trouve que la confiance affichée jusqu?ici s?est évanouie.
Préserver l?indépendance du judiciaire
Les investissements sont au plus bas, poursuit-il. Et, alors que Navin Ramgoolam était dans l?opposition et avait mené campagne contre les projets Integrated Resort Scheme, Bérenger s?étonne qu?ils soient précisément les seuls projets sur lesquels, dit-il, se penche le pouvoir actuel. Il estime qu?avec de la volonté et un plan économique intelligemment travaillé, le pays peut sortir de l?ornière.
Le leader s?est appesanti sur la politique des prix qui, à son avis, illustre encore une fois l?incohérence des dirigeants actuels. Alors que le ministre des Finances se veut réaliste sur le plan de la gestion économique, son collègue du Commerce, dit Bérenger, n?a pas convaincu de la justesse de sa politique jusqu?ici. Les décisions du ministre Jeetah sur le contrôle du prix du lait ont engendré plus de problèmes que de solutions selon lui. Et il poursuit qu?à cause de la politique de Jeetah par rapport aux importateurs de ciment :
« Il est clair que nous allons subir les conséquences de la mauvaise gestion de ces dossiers. »
Bérenger est aussi insatisfait des propos du Premier ministre sur le discours-programme. « Il a été menaçant et a utilisé un langage agressif. Il y a dans ce pays une Constitution et tout le monde doit s?y conformer », commente-t-il.
« Je suis contre le fait que des sitting judges président des institutions ou des commissions d?enquête et reviennent ensuite siéger à la Cour suprême. J?exprime ici mon opinion. Je n?en fait pas une question personnelle mais je pense qu?il faut préserver l?indépendance du judiciaire », affirme le leader de l?opposition. C?est ainsi que Paul Bérenger exprime son mécontentement après que le Premier ministre, qui l?a consulté pour la nomination du juge Domah à la tête de l?Independent commission against corruption (Icac), ne l?a pas prévenu que le juge demandait à la Legal and Judicial Commission le droit de revenir au judiciaire après ce passage à l?Icac.
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