Publicité
Bérenger fier du travail dans l?affaire Deelchand
Par
Partager cet article
Bérenger fier du travail dans l?affaire Deelchand
Paul Bérenger est monté au créneau hier pour commenter «la situation de malaise» créée dans le pays par l?affaire Deelchand. Il a loué le travail de l?Adsu pour le «nettoyage accompli» jusqu?ici.
Notary Connection. L?affaire Deelchand aura été le thème central de la conférence de presse du Premier ministre, hier à Port-Louis. Une fois de plus, Paul Bérenger a affirmé avec force qu?il n?y aura pas d?ingérence politique, de «cover-up» ou de pression quelconque pour influencer le cours de l?enquête.
Très politicien, le chef du gouvernement n?a pas manqué de rappeler que les faits reprochés au notaire Vinay Deechand et à ses collaborateurs n?ont pas été commis durant le présent règne MMM-MSM. Il attribue le succès de l?enquête à la réorganisation de la Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu). «Probablement, si l?Adsu n?avait pas été réorganisée, l?affaire n?aurait pas été dévoilée comme elle l?a été», avance le Premier ministre.
Celui-ci a invité la population à ne pas «croire aux palabres», notamment venant de l?opposition, propagés dans le sillage de cette affaire. Il a récusé les arguments selon lesquels il voulait protéger l?ancien commissaire de police, Raj Dayal. Dans le cas du député-avocat Dev Hurnam, le chef du gouvernement explique que la police lui a indiqué qu?elle ne s?opposera pas à la demande de remise en liberté de l?accusé, quand l?enquête sera bouclée.
Tout en rejetant les accusations d?ingérence, Paul Bérenger a reconnu que parfois les décisions du Directeur des poursuites publiques (DPP) peuvent embarrasser le gouvernement et donnent une certaine impression d?intervention de tiers.
Dans le même souffle, il a mentionné le combat contre la drogue et la corruption. Outre la réorganisation de la brigade, les services de la douane sont mieux équipés pour traquer les trafiquants : «J?invite la population à dénoncer les cas de trafic de drogue et de corruption. Nous serons sans pitié.»
Déstabiliser Le Gouvernement
Tractations politiques. Nul n?est mandaté au MMM pour discuter alliance électorale. Tout comme l?a fait précédemment le vice-Premier ministre, Pravind Jugnauth, Paul Bérenger, a rejeté les informations selon lesquelles des discussions sont en cours sur un éventuel remodelage du paysage politique. Selon lui, les articles parus dans ce sens auraient pour but de déstabiliser le gouvernement. «Le mood au gouvernement est formidable. C?est la première fois qu?un gouvernement va pouvoir compléter son mandat.» Il ajoute avoir discuté de la winning formula mentionnée lors du meeting du 1er mai avec Pravind Jugnauth.
Portiques. Le gouvernement ne compte pas réclamer un élargissement des attributions de la commission d?enquête sur les portiques comme le souhaite le leader de l?opposition. «Navin Ramgoolam avait affirmé qu?il était au courant du paiement des pots-de-vin dans cette affaire. Il faut qu?il puisse justifier ses allégations», insiste le Premier ministre.
Jayen Cuttaree. La possibilité que l?actuel ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Jayen Cuttaree, puisse occuper le poste de directeur général de l?Organisation mondiale du commerce (OMC) est une fierté immense pour le pays. «Maurice aura été à l?avant-garde sur plusieurs dossiers et nous jouissons d?une image formidable au sein de plusieurs instances internationales», affirme Paul Bérenger, tout en louant la contribution personnelle du ministre Cuttaree dans ce rayonnement diplomatique.
Moyen-Orient. Le gouvernement mauricien suit de près la situation en Irak et souhaite un retour à la stabilité dans le pays après les changements politiques prévus. Dans le cas des relations israélo-palestiniennes, Paul Bérenger dira que le dialogue de paix devrait reprendre avec la participation de Yasser Arafat.
Au sujet des relations entre Maurice et Israël, le Premier ministre dit déceler des tentatives de l?opposition de politiser la question. «Maurice suit la situation avec d?autres pays telle l?Inde. A elle seule, elle ne peut prendre aucune initiative diplomatique en faveur de la paix.»
Mozambique. Le chef du gouvernement estime très fructueuse sa récente visite d?Etat au Mozambique. «Nous considérons sacrées les relations que nous entretenons avec les pays de peuplement de Maurice. Cette visite a été très émotionnelle.» Il a souligné les possibilités de coopération économique entre les deux pays.
Publicité
Publicité
Les plus récents