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Bérenger déplore «la manipulation politique»

19 novembre 2007, 00:00

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«C?est clair qu?il y a beaucoup de manipulation politique. C?est clair que Ramgoolam a un agenda caché.» C?est en ces termes que le leader de l?opposition, Paul Bérenger, commente le bras de fer entre l?Etat et les sucriers sur la réforme de l?industrie.

Et quel serait cet agenda ? «Li pe provok ban reaksion kominal. Pe zoue lor lemosion. Navin Ramgoolam pe fou pa mal ek la survi du sekter sucrie, lavenir de labourer, artizan, tiplanter. Li pe fer politik lor la», répond-il. Il mentionne le soutien de certaines associations socioculturelles au Premier ministre par la plate-forme nationale réunissant 26 organisations. Elles avaient également soutenu l?Alliance sociale lors des dernières élections.

Lors de sa conférence de presse, samedi, Paul Bérenger a indiqué que l?issue au problème qui paralyse la réforme de l?industrie sucrière est «facile» à trouver à condition de «konn fer travay la». Ce problème c?est les 2 000 arpents que le gouvernement veut obtenir sans condition des sucriers. Il rappelle que lorsque le Mouvement militant mauricien (MMM) était au pouvoir, l?Etat avait obtenu, sans grand mal, 3 500 arpents en sus des 7 000 donnés au Sugar Investment Trust (SIT).

Quant à la situation que vivent les 135 travailleurs de St-Félix et leurs familles, «qui continuent à vivre dans le martyre et l?angoisse» suite à la fermeture de leur usine, Paul Bérenger tient et le gouvernement et SUDS (Société usinière du Sud) pour responsables. Le gouvernement serait «coupable» parce qu?il lie leur sort à «la guerre ek lindistri sukrier». SUDS et St-Félix seraient «coupables» parce qu?ils lient l?avenir de ces travailleurs avec la fermeture de Riche-en-Eau et de Mon Trésor. «Je condamne les deux parties.»

Il demande que le gouvernement «step in» pour payer les salaires et bonus de fin d?année de ces travailleurs «si le SIT ne paye pas» et de regarder «au-delà de janvier» en attendant que «la guerre MSPA (Mauritius Sugar Producers Association) ? gouvernement s?arrête»

Il qualifie l?acquisition obligatoire de quatre portions de terre à Triolet de «puanteur et pourriture». Et le leader du MMM déplore que, «une fois de plus», le ministre des Terres et du Logement, Asraf Dulull, ait induit le Parlement en erreur. «Dabor li rod fer kwar ki Rs 5 millions ti paye en 2002. Se fo e limem finn bizin rekonet. Apre li pretann ki tribunal ti desid sa som la in its own deliberate judgement. Complètement faux.»

La vérité est aujourd?hui connue, estime Paul Bérenger. Asraf Dulull a dû, mardi au Parlement, reconnaître qu?il a lui-même référé l?affaire des trois propriétaires dont les terres agricoles avaient été évaluées Rs 450 000 par le Board of Assessment.

Cette instance a siégé à trois reprises. A la dernière, le secrétaire permanent du ministère de Dulull «a écrit au tribunal pour dire qu?il était d?accord avec les Rs 5 millions et apre Dulull oze vinn dir ki tribunal inn pran desision in its own deliberate judgment».

Paul Bérenger trouve «inacceptable» que le gouvernement ait refusé de soumettre les fermes d?aquaculture à un Environment Impact Assessment (EIA) avant de pouvoir démarrer leurs opérations. «Li very fishy et très dangereux. C?est une de ces choses dont les gens vont se rendre compte lorsqu?il y aura une catastrophe.» Il compte sur le ministre de l?Environnement, Anil Bachoo, pour inclure l?aquaculture sur la liste des projets exigeant un EIA en amendant l?Environment Protection Act.

Les éleveurs de porcs doivent pour leur part avoir une compensation immédiate, conformément à la recommandation de l?expert de la World Health Organisation, Gaston Funès.

Le leader du MMM a ciblé Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, à plusieurs reprises. D?abord pour avoir véhiculé des «faussetés» par rapport aux aides de l?Etat aux éleveurs de porcs et pour avoir «refusé» de dire au Parlement si le promoteur de Blue Ocean Island, qui a obtenu le bail sur l?îlot Gabriel, exerce son droit d?en interdire l?accès à qui il le souhaite et exige un droit d?entrée de n?importe qui. Brandissant une copie du contrat liant le gouvernement et cette compagnie, Paul Bérenger affirme que Blue Ocean Island a bel et bien ces droits-là.

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