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Bérenger défend l?Afrique aux Etats-Unis

8 mai 2004, 20:00

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«Il est de mon devoir de tirer la sonnette d?alarme. L?Afrique va au-delà d?une véritable catastrophe. » Paul Bérenger se propose d?aller défendre le continent à Washington, où il rencontrera mercredi George W. Bush.

Cette visite à la Maison-Blanche, il en est fier. « Dimunn étonné ki président Bush pou recevoir moi alors ki li en pleine campagne électorale », s?est ?il exclamé hier, au cours d?une conférence de presse. Il ignore combien de temps durera la rencontre mais fera tout pour discuter d?un maximum de dossiers et plus particulièrement l?Agoa III.

« Si l?Agoa mort, banne emplois par milliers pou perdi dans tou l?Afrique ». Mais il n?oublie pas Maurice : « Nous aussi nous devons nous battre pour pouvoir bénéficier de loa dérogation sur les règles d?origines. » Un autre volet du dossier, capital pour Maurice, si on veut rester compétitif. Mais Paul Bérenger est conscient que l?amendement tant souhaité sera très difficile : « Le mood n?est pas bon au sénat américain. Et la campagne électorale n?arrange pas les choses. »

Comme interlocuteur de Bush, Paul Bérenger dispose d?un avantage, puisque Maurice accédera bientôt à la présidence de la SADC. « J?en profiterai pour évoquer le problème que pose le Zimbabwe. » A Geroge Bush, il réiterera la souverainté de Maurice sur l?archipel des Chagos. Mais il ne les froissera pas sur la base militaire de Diego Garcia : « Notre problème c?est la souverainteté, mais pas Diego Garcia ». D?ailleurs, il envisage des actions juridiques contre la Grande-Bretagne, qui a excisé en 1965 l?archipel du territoire mauricien, avant de nous accorder l?indépendance . « J?ai envoyé un message à Tony Blair, mais jusqu?ici il n?a pas donné de réponse? »

Un autre sujet de préoccupation du Premier ministre demeure la conférence des nations unies sur les petits états insulaires (Small Island Developing States), dont la tenue à Maurice est sérieusement hypothéquée. Ce n?est à cause du centre de conférences à Pailles qui accusera un retard, mais par manque de moyens.

« Le chiffre prévu initialement a été multiplié par six par les nations unies. Or Maurice, avec notre déficit budgétaire, n?a pas les moyens. »

Avant son départ pour les Etats Unis, Paul Bérenger présidera demain une séance spéciale du cabinet pour discuter de la question : « Il se peut qu?on sollicite l?aide des pays amis. » Le cas échéant, la conférence se tiendra au siège des nations unies à New York. Un mauvais point pour Maurice qui a tant vanté la tenue de cette conférence ?

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