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Bye-bye Liverpool !
Ce n?est vraiment plus la peine d?espérer. Ceux qui osaient encore croire que Gérard Houllier avait l?étoffe pour reconduire Liverpool vers les sommets du football anglais ont sans doute déchanté hier soir, au terme d?un humiliant périple à Fratton Park.
C?est désormais une évidence : le technicien français n?est pas à sa place sur le banc des Reds. Comme il ne l?était pas, jadis, à la tête de Lens, du Paris Saint-Germain et surtout de l?équipe de France. Reste maintenant à savoir si les dirigeants de Liverpool s?en rendront un jour compte.
Sous la conduite peu inspirée de Gérard Houllier, le mythique club du Mersey a sombré hier soir face au petit Portsmouth, 1-0, dans le cadre d?un replay comptant pour les huitièmes de finale de la FA Cup. La Coupe devait aider Liverpool à sauver sa saison. Elle a, au contraire, précipité sa chute.
Cette élimination est d?autant plus inexplicable que Liverpool semblait jouer à douze hier. C?est que l?arbitre, un dénommé Matt Messias, a tout fait pour permettre aux Reds d?atteindre leur quarts. Au retour des vestiaires, il a en effet accordé deux penalties imaginaires.
Une première fois à la 49e quand il désigna les onze mètres après que le ballon a effleuré la main de? Milan Baros. Son assistant était heureusement mieux inspiré et Messias, au grand soulagement des joueurs de Portsmouth, revint sur sa décision.
Mais têtu, l?arbitre revint à la charge sur le coup de l?heure quand il confondit un brillant tâcle du défenseur Mathieu Taylor sur Baros à une agression. Penalty. Sur ce coup-là, il y eut cependant justice puisque Michael Owen manqua l?immanquable pour le plus grand bonheur du gardien de Portsmouth Shaka Hislop qui célébrait hier son 35e anniversaire.
S?il y a bien un homme qui symbolise à lui seul le désarroi des Reds cette saison, c?est précisément Michael Owen. Longtemps resté éloigné des terrains en raison d?une blessure, le petit prince d?Anfield a du mal à retrouver sa verve d?antan au sein d?une équipe brouillonne, incapable de se faire respecter. Hier encore, il est carrément passé de travers.
Ce sera donc Portsmouth-Arsenal !
Le bourreau des Reds se nomme Richard Hughes, un jeune playboy écossais aux allures de Patrick Berger et qui, bien servi par l?international nigérian Yakubu Aiyegbeni, a marqué à la 72e minute son premier but sous les couleurs de Portsmouth. C?était sans doute le moment le plus mémorable de sa jeune carrière. Et dire que Hughes n?était que substitut au coup d?envoi !
Cette victoire, une des plus belles de l?histoire de Portsmouth, permettra aux Pompeys de défier le tenant Arsenal en quart de finale. Le manager Harry Redknapp peut savourer son bonheur, lui qui n?avait eu de cesse de rappeler cette semaine que ses poulains avaient du caractère et donneraient la réplique à Liverpool.
Lauréat de la Cup en 1939, Portsmouth baigne en plein rêve, ce qui n?est pas le cas de Liverpool, qui a intérêt à se méfier de la réception du Levski Sofia jeudi en Coupe de l?UEFA.
Si les Reds ont été incapables de battre Portsmouth ne serait-ce qu?une fois en trois confrontations cette saison, une douche froide contre un club de l?Europe de l?Est n?est franchement pas à écarter.
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