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Bush exhorte la Syrie à quitter le Liban

19 février 2005, 00:00

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Au lendemain des obsèques de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, George Bush a invité jeudi la Syrie à retirer les 14 000 militaires qu'elle maintient au Liban, conformément à la résolution 1559 adoptée en septembre 2004 par le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (Onu). Lors d'une conférence de presse, le président des Etats-Unis a en outre sommé le gouvernement syrien de s'abstenir de toute ingérence dans le processus qui doit conduire en mai prochain à des élections libres et équitables au Liban.

Bush s'est toutefois gardé de mettre en cause la responsabilité de Damas dans l'assassinat d'Hariri, qui s'était prononcé pour le retrait de l'armée syrienne. «Je ne sais pas encore, parce que l'enquête est en cours», a-t-il répondu, prié de se prononcer sur la responsabilité de la Syrie. Après l'assassinat d'Hariri, les Etats-Unis ont rappelé leur ambassadeur en Syrie et ont menacé le régime syrien de nouvelles sanctions. Bush, qui est attendu la semaine prochaine à Bruxelles, a fait savoir qu'il s'efforcerait à cette occasion de rallier ses interlocuteurs européens à sa cause pour accentuer la pression exercée sur les autorités syriennes. Le sujet figurera même en très bonne position dans l'ordre du jour, selon des diplomates européens. «Je suis impatient d'évoquer avec mes amis européens, lors de ma prochaine visite, la façon dont nous pouvons coopérer pour persuader les Syriens de prendre des décisions rationnelles», a-t-il expliqué.

L'ancien chef du gouvernement libanais, tenu pour l'artisan de la reconstruction du Liban après la guerre civile de 1975-90, a trouvé la mort lundi dans un attentat à la bombe sur le front de mer de Beyrouth. Sa mort survient à un moment crucial pour la Maison blanche, qui a fait de la promotion des valeurs démocratiques au Moyen-Orient l'une de ses priorités, au même titre que la relance du processus de paix israélo-palestinien. «La démocratie progresse et voilà un pays qui n'évolue pas avec le mouvement démocratique», a ajouté Bush, désignant la Syrie.

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