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Bundhun tire le premier…
Qu’on se le dise d’emblée, le tour de classement qui débute à 18 heures (heure de Maurice) à la Dekelia Airforce Base n’a rien d’un couperet ou d’une épreuve de qualification. En aucun cas Yehya Bundhun ne risque de quitter les Jeux olympiques avant même que ceux-ci n’aient commencé. Mais là où ce prélude devient important, c’est qu’il doit réaliser un bon score afin de bien se classer et ainsi aspirer à passer le stade des 32es de finale (voir règlements), qui débutent le 16 au Stade Panathinaïko.
Pour ses deuxièmes JO, Yehya Bundhun avoue être mieux armé. En effet, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis sa participation en 2000, à Sydney. “Depuis, j’ai eu l’occasion de participer à deux championnats du monde outdoors et un championnat du monde indoor”, expliquait-il avant son départ pour Athènes.
Ces compétitions majeures lui ont ainsi permis d’acquérir une expérience nécessaire pour cet évènement d’envergure que sont les JO. Qui plus est, l’archer avait eu l’occasion de participer à un Test Event, l’année dernière, à Athènes. “Tout cela me permettra d’aborder ces JO différemment”, faisait-il ressortir.
Qu’en est-il de ses objectifs ? “Faire tout simplement mieux qu’à Sydney, où j’avais atteint les trente-deuxièmes de finale”, avait-il déclaré. Il en veut pour preuve que : “La compétition se déroulera dans un stade mythique (NdlR : Le Stade Panathinaïko qui vit se dérouler les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne en 1896). Donc forcément, il y aura beaucoup de monde et de ce fait, beaucoup de stress. Mais je suis mieux préparé qu’à Sydney.”
Ce n’est que durant le dernier trimestre que Yehya Bundhun a véritablement débuté sa préparation. Ces trois mois culminèrent par une participation au Grand Prix d’Europe en Turquie. Cette compétition avait regroupé toutes les grosses pointures de la discipline, du 13 au 17 juillet dernier, et sur 107 participants, il avait pris la 102e place. Sa performance de 530 points ne lui permit pas de figurer dans les 64 participants qui accédèrent au deuxième tour. Pour information, le 64e totalisa 611 points et le numéro un mondial, l’Italien Michele Frangilli fit respecter la hiérarchie en remportant ce Grand Prix d’Europe.
Cette participation en Turquie n’a également pas laissé de bons souvenirs chez Yehya Bundhun. En effet, il n’a récupéré ses valises, dans lesquelles se trouvait son attirail d’archer, que la veille de la compétition. Il a quand même profité de son passage en Turquie pour s’entraîner sous la supervision de l’Italien Mario Cotispedi.
Cette expérience malheureuse de valises, l’a forcé à prendre ses dispositions pour Athènes. Afin d’éviter toute mauvaise surprise, il a placé ses arcs dans deux valises différentes. “Comme ça, même si une valise fait un retard, je pourrais toujours m’entraîner avec l’arc qui se trouve dans l’autre valise”, faisait-il remarquer.
A noter que Yehya Bundhun et les Egyptiens Maged Youssef et Essam Ismail seront les trois représentants du tir à l’arc africain.
VICKY GOOMANEE PRESIDENT DE LA FMTA
<B>“Je ne veux pas envenimer les choses”</B>
Quelques jours avant son départ pour Athènes, Yehya Bundhun avait déclaré que le seul élément qui “risquait” de le “déstabiliser” était la présence du président de la Fédération mauricienne de tir à l’arc (FMTA), Vicky Goomanee.
Dans la mesure où le tir à l’arc ne bénéficie pas de billet d’avion pour un entraîneur, Yehya Bundhun estime que Wasim Yacoob, son collègue d’entraînement depuis plusieurs années, lui aurait été d’une aide précieuse durant la compétition.
Or avant de s’envoler pour Athènes lui aussi, le président Vicky Goomanee a déclaré que : “Je ne veux pas envenimer les choses. Pour ne pas le (NdlR : Yehya Bundhun) déstabiliser et dans l’intérêt de Maurice, je ne ferai pas de commentaires pour l’instant.”
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