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Brèves
La Reunion
Miss France parachutée à l?île soeur?
Valérie Bègue (photo), Miss France 2008, a rendu visite récemment aux forces armées de la zone sud de l?océan Indien (FAZSOI) sur l?île de la Réunion. Après avoir embarqué à bord d?un C160 Transall de l?escadron de transport outremer (ETOM) 50 «Réunion», elle a réalisé un saut parachute en tandem à 4000 mètres d?altitude, en compagnie des chuteurs du 2e régiment parachutiste d?infanterie de marine (RPIMa) de Saint-Pierre.
À peine remise de ses émotions, elle a pu contempler l?île dont elle est originaire à partir d?un AS 555 Fennec de l?armée de l?air, survolant les cirques de Mafate, Cilaos et Salazie sans oublier le Piton de la Fournaise.
L?hélicoptère l?a ensuite déposée à la base navale du Port-des-Galets, où la composante marine des FAZSOI l?attendait pour lui faire découvrir la frégate de surveillance Nivôse.
Valérie Bègue a terminé sa visite des FAZSOI sur la base aérienne 181 de Saint-Denis où elle fut accueillie par le colonel Pierre Edery, commandant la base aérienne.
Miss France 2008 affirme qu?elle a été touchée par l?accueil chaleureux que lui ont réservé les FAZSOI.
Dengue : sept nouveaux cas suspects à Saint-Louis
Les autorités sanitaires réunionnaises ont sorti la grosse artillerie depuis que deux cas groupés de dengue ont été confirmés par les autorités, la semaine dernière à Saint-Louis. Elle constitue une sorte de bouclier anti-moustiques censé protéger une population qui sort à peine la tête de l?eau après la crise sanitaire du chikungunya.
Dans le quartier de Bois de Nèfles Coco, les personnels de la mairie de Saint-Louis se relaient depuis quelque temps pour renforcer la surveillance et limiter la prolifération de l?invétéré aedes. Recherche de nouveaux cas, sensibilisation de la population, traitement des ravines, lutte mécanique (soucoupes de pots de fleurs renversées?) ou biologique, à coup de larvicides? le protocole est suivi à la lettre.
«C?est un signal qu?on prend très au sérieux», assure le Dr Vincent Pierre, coordinateur de la cellule inter-régionale d?épidémiologie Réunion-Mayotte. Déjà deux passages de démoustication aérienne ont eu lieu sur la zone. Un troisième est programmé pour la fin de cette semaine. Des efforts qui ne devraient pas être relâchés après les dernières informations recueillies sur le terrain par les agents de la LAV.
«Cinq à sept nouveaux cas suspects» ont été repérés «dans le même quartier de Saint-Louis», indiquent les autorités sanitaires. Les signes cliniques étant compatibles avec la dengue, des analyses biologiques ont été réalisées sur ces malades pour confirmer qu?il s?agit bien du virus. Les résultats pourraient être connus en fin de semaine. «Une très grosse prudence» s?impose, concède le Dr Pierre.
Bien entendu, la Drass veut éviter à tout prix une reprise épidémique, d?autant plus que certains faits sont troublants. Alors que la population de moustiques est censée être la plus abondante en janvier-février période la plus chaude et humide - c?est toujours à la fin de l?été austral que les épidémies sont apparues ces dernières années.
© JIR
Madagascar
Biodiversité :
La grenouille rouge menacée
La grenouille rouge de Madagascar (Mantella cowani) est une espèce endémique gravement menacée. Seulement une douzaine a été recensée par l?équipe de Conservation internationale (CI) dans les forêts d?Ambatofinandrahana, Ambatolampy et Ambositra au mois de mars. « Même si c?était la période d?hibernation, ce chiffre est alarmant », souligne Nirhy Rabibisoa, secrétaire exécutif à la CI. Selon la Convention internationale du commerce d?espèces protégées, le ministère de l?Environnement doit empêcher l?exportation de ces animaux. La capture de ces grenouilles depuis 1998 et la dégradation de leur habitat ont entraîné une baisse massive de leur nombre. Pour préserver la famille des grenouilles à Madagascar, dont la Mantella cowani fait partie, un plan national de protection sera adopté en juillet. Le projet s?appelera «Sahonagasy action plan » et durera cinq ans.
Le risque d?insécurité alimentaire dans la région du Sud-Est est écarté.
Le représentant adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM) annonce que 140 tonnes de vivres ont été envoyés à Vaingaindrano.
«C?est suffisant pour la population des districts de Midongy Atsimo et Befotaka », explique Gianluca Ferrera, représentant adjoint du PAM à Madagascar.
Il ajoute que la lutte contre la malnutrition se focalise actuellement sur cette région. «Une équipe est partie pour une évaluation des conditions logistiques, qui sont un problème pour pallier à l?insécurité alimentaire. Le résultat sera diffusé la semaine prochaine», précise Jean Rakotomalala, secrétaire exécutif du Bureau national de gestion des risques et catastrophes.
Mais des inquiétudes demeurent car le pays doit faire face à la crise alimentaire mondiale. «Même si Madagascar est épargné, des mesures préventives sont prises», annonce Ambinintsoa Raveloharison, coordonateur nationale de l?Office national de nutrition.
Fanja SaHOLIARISOA
© L?Express de madagascar
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