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BP 247

11 janvier 2004, 20:00

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?Le spectacle affligeant de l?ICAC?

Raj Meetarbhan, dans un éditorial de la semaine dernière, fait une juste analyse de ?l?état lamentable? dans lequel se trouve l?ICAC. Une situation qui réduit à néant la crédibilité de cette institution et qui, comme il le souligne, ?ne lui permet plus de mener à bien la mission qui lui a été confiée?. A ce sujet, nous sommes sur la même longueur d?onde. Mais très vite il dérape et semble avoir trouvé le responsable (en l?occurrence le leader de l?opposition) de ce chaos qui perdure. Pour M. Meetarbhan, (i) l?absence du Dr Navin Ramgoolam du pays en est un des facteurs et c?est son retour qui permettra de connaître l?analyse que fait l?opposition pour essayer ?de sauver cette institution délabrée? et (ii) le Premier ministre et le président de la République, deux membres de l?Appointment?s Committee, ne prendront aucune décision de suspension des commissaires car c?est (toujours) le leader de l?opposition qui doit donner le ton. Il va même jusqu?à ajouter que pour Paul Bérenger ?le temps des sanctions n?est pas encore arrivé.? Voilà que M. Meetarbhan, par une incroyable contorsion politique, remet le sort de l?ICAC entre les mains de l?opposition. Une réflexion par l?absurde.

La vérité, c?est que le gouvernement laisse pourrir la situation à l?ICAC depuis des mois déjà. Le leader de l?opposition était au pays quand d?incessants conflits ont continué à bouleverser cette institution bien après la première rencontre des commissaires avec l?Appointment?s Committee. Mais le gouvernement a choisi de se taire. N?ayant absolument aucune volonté de s?engager dans la lutte contre la fraude et la corruption, il a préféré se réfugier dans le silence et l?indifférence. De la capitulation pure et simple. C?est ce qui explique la chute de l?île Maurice dans le tableau mondial des pays corrompus.

On se souvient avec quelle rapidité le gouvernement avait procédé à la dissolution de l?ECO quand un ministre fut convoqué devant cette instance. Pourquoi tant de tergiversations cette fois devant ce spectacle affligeant de l?ICAC? Ce n?est ni l?absence du leader de l?opposition du pays ni le ton qu?il pourrait donner à l?Appointment?s Committee qui devraient décider du sort de l?ICAC. Le seul coupable, c?est la lâcheté du gouvernement. La corruption gangrène le pays et devant ce mal qui ronge la société, le gouvernement demeure impuissant, sinon complice.

L?ICAC a déçu. Le gouvernement a trahi. Entre-temps, la mafia se frotte les mains. On comprend pourquoi Transparency International nous classe parmi les pays les plus pourris au monde. Si c?est le leader de l?opposition que le gouvernement attend, selon M. Meetarbhan, pour prendre en charge le destin de l?ICAC, il est donc urgent que les locataires de l?Hôtel du gouvernement et celui du Réduit commencent à faire leurs valises.

James Burty David

?To keep the record straight?

This is with reference to the write-up entitled ?Pakistan at the source of Nuclear Proliferation? by Isabelle Lasserre published in your newspaper l?express on 9 January 2004 regarding transfer of nuclear technology to other states like North Korea, Iran and Libya.

The write-up appears as a part of motivated, biased and malicious propaganda campaign to malign Pakistan. However this is not for the first time that Pakistan has been made a ?whipping boy? by a section of international electronic and print media. The write-up lacks objectivity and credibility. The international public opinion dismisses such reports with contempt as political gimmick, pressure tactics, and double standards lacking any moral sanctity. To set the record straight and for the benefit of the readers, the correct position is as under.

Pakistan is a responsible nuclear weapon state and takes its obligations very seriously. We fulfill the international commitments and obligations. The Government of Pakis- tan has not authorized or initiated any transfer of sensitive nuclear technology or information to other countries. Pakistan has a strong command and control system and a very stringent export control regime.

Pakistan has given assurance publicly that nothing of this sort is happening. Similar assurance has also been conveyed at the highest level to friendly countries.

Such news stories have appeared in the world press mentioning a number of countries from Asia, Europe and North America as possible source of sensitive equipment and material to these countries.

Taking a pro-active approach Pakistan has under taken and started in house investigations as a responsible state. We are carrying out debriefing exercise.

It is not therefore fair to make a scapegoat as news reports have mentioned some other countries also.

Rehmat Ali, First Secretary

NdlR: L?article cité est reproduit de l?édition du 8 janvier 2004 du journal français Le Figaro.

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