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BP 247
?Landlord and Tenant Act?: évaluation, le casse-tête des locataires
Je vous remercie de vous intéresser au problème épineux causé par l?application du ?Landlord and Tenant Act (Amendment 2005)?. Néanmoins, suite à votre article intitulé ?Emplacement? :
?Les petits commerces dans le gouffre des hausses de loyer? paru sous la plume d?Olivier Masson dans l?express du lundi 30 avril 2007, je vous prie de publier ce qui suit pour l?information de vos lecteurs.
En premier lieu, je voudrais signaler qu?il n?est pas juste de limiter le problème uniquement aux petits commerces car ce problème touche tous les opérateurs économiques qu?ils soient grands ou petits, y compris des professionnels de la santé, des hommes de loi, des sociétés d?assurances, sans oublier les artisans tels que cordonniers, tailleurs, etc.
Le deuxième point que je voudrais éclaircir concerne l?évaluateur que votre journaliste a contacté. En effet, celui-ci a mentionné des réclamations de loyers allant jusqu?à Rs 20 000 alors qu?en réalité les évaluations qui ont été faites encouragent les propriétaires à réclamer des hausses de loyer allant jusqu?à Rs 175 000 mensuellement. Comme preuve j?ai en ma possession près de 400 rapports venant des évaluateurs. Par ailleurs, le problème de l?évaluation représente un casse-tête pour les locataires car il n?y a, à Maurice, qu?une vingtaine d?évaluateurs qui sont déjà réquisitionnés par les propriétaires. Comment voulez-vous qu?ils puissent alors faire des contre-expertises pour les locataires.
D?autre part, l?évaluateur que vous avez cité a mentionné que lorsqu?ils font une expertise les évaluateurs prennent en compte l?état de délabrement des bâtiments ainsi que d?autres paramètres.
Je tiens à préciser que cela est faux. En effet, dans les rapports des évaluations qui sont en ma possession, les bâtiments construits en 1939 ou avant sont évalués au même prix que ceux des nouveaux centres commerciaux modernes.
Je voudrais aussi préciser que les commentaires faits par les propriétaires que vous avez contactés sont purement arbitraires, car il est flagrant qu?ils manquent d?objectivité lorsqu?ils défendent leurs atouts.
A propos des déclarations faites par le ministre Asraf Dulull, je voudrais faire ressortir que nous ne cherchons pas de confrontation avec le ministre parce que devant un autre ministre, en l?occurrence, Monsieur Rama Valayden, il a déclaré que la loi va être amendée parce qu?il trouve cette loi ?dominère, arbitraire et unfair?. Sont aussi du même avis les ministres James Burty David et Madan Dulloo.
Je vous remercie de nous donner l?occasion de faire cette mise au point.
Abddullah GHANTY (Président de l?Association of Tenant Traders & Professionals)
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